mercredi 22 août 2018

Qualia under the snow, Kanna Kii.


Qualia under the snow, Kanna Kii.

Nombre de pages : 200.
Editeur : Taifu (yaoi)

Langue : Français.

"Akio Kobayashi et Oohashi Umi sont deux étudiants aux caractères diamétralement opposés. Le premier est passionné par les plantes et préfère leur compagnie à celle des personnes. Le second, est gay et aime enchaîner les relations d'un soir. Tout deux vivent dans le même dortoir et étudie dans la même université. Ces moments passés ensemble vont leur permettre d'apprendre à mieux se connaître et à s'apprécier. Découvrez un récit de tranche de vie empreint de douceur et d'innocence. Une immersion dans le quotidien de deux jeunes en proie aux doutes et aux incertitudes dune jeunesse qui ne demande qu'à accepter ses sentiments et vivre pleinement sa vie !"


Hello,

on se retrouve aujourd’hui pour la chronique d’un manga yaoi! Encore, oui! Mais je ne pouvais pas le laisser dans ma PAL trop longtemps, j’ai entendu que des bonnes choses sur ce manga. J’en attendais donc peut-être un peu trop, mais ça reste une lecture agréable.

On y rencontre Akio Kobayashi, un jeune homme de vingt quatre ans qui a une véritable passion pour les fleurs. Il est assez renfermé sur lui-même, et n’a pas vraiment d’amis. On voit d’ailleurs qu’à la fac, il ne parle à personne, sauf à une personne qui, je pense, est un professeur. Il mange d’ailleurs avec lui. Il préfère la présence des plantes que celles des personnes, et il ne fait donc pas d’effort pour se sociabiliser, puisqu’il n’en a pas envie. On apprends qu’il a des soucis depuis tout petit. Son père est parti lorsqu’il était à la maternelle, son père qui était un grand… coureur de jupons ? Il trompait sa femme, la mère de Akio, très souvent. Il a fini par partir, et la maman de Akio a voulu le suivre pour le reconquérir. Il s’est donc retrouvé avec sa grand mère et sa soeur, et n’a plus eu de nouvelles de ses parents. Malgré le fait qu’il déteste son père, il fume des cigarettes très vieilles, qui s’avèrent être la marque de cigarettes que son père consommait. Il a un attachement certain à son passé, et on comprends que c’est pour cela qu’il a du mal à faire confiance aux autres. C’est un personnage très terre-à-terre, touchant, qui m’a beaucoup plu. C’est le personnage qui était censé être asexuel, d’après certaines personnes, mais le mot n’est jamais mentionné. On peut supposer qu’il est ace, tout comme on peut supposer qu’il est aromantique vu ses paroles, mais il n’y a pas de confirmation. Et j’en attendais…

Ensuite, il y a Umi Ôhashi, un étudiant un peu plus jeune que Akio, qui s’attache très rapidement à lui. C’est un jeune homme qui a une manière de vivre totalement différente de celle d’Akio. Il couche un peu avec tout le monde, enfin, des hommes. Il n’a pas de critères de sélection, il se laisse aller du moment que la personne est gentil avec lui. Il y a une raison, une raison personnelle et amoureuse. Derrière cette carapace de personne qui adore coucher à droite à gauche, se cache un coeur qui a souffert. Il n’a pas sû gérer une déception amoureuse. Il n’a pas sû gérer le départ de celui qu’il aimait. C’est un personnage très mignon, attachant là aussi. Il ne force jamais Akio à accepter mais surtout découvrir son mode de vie, il comprends que certaines personnes sont plus distantes que d’autres par rapport aux relations humaines. Il est touchant lorsqu’on apprends à le connaître, et je me suis bien trop identifiée à lui au moment où il y a les chats.

Il y a plusieurs personnages secondaires qui ont leur importance. Les parents de chacun, leurs soeurs aussi. La famille de l’un et de l’autre, quoi. Il y a aussi les amants de Umi, qui ont du mal à comprendre le fait qu’il ne souhaite qu’une nuit avec eux, qui forcent un peu. Mais le récit reste majoritairement sur l’histoire d’Umi et Akio.

La fin est assez confuse, je trouve, je crois qu’on peut appeler ça une fin ouverte, une grande première dans un manga, pour moi. Je ne suis pas contre les fins ouvertes, mais là, j’avoue être un peu.. frustrée et surprise ? Je ne suis pas sûre de tout comprendre, et j’aimerai une suite, peut-être un peu moins longue que ce manga.

La passion pour les fleurs est très bien exploitée, très poétique, j’ai adoré.
La relation qui se développe est elle aussi un peu confuse, mais très jolie. C’est vraiment très mignon, et je pense que c’est un excellent Yaoi pour débuter dans ce genre, parce qu’il n’y a aucune scène de sexe. On en parle, oui, mais elles sont passées, il n’y a pas de dessins descriptifs.
D’ailleurs, je suppose que les dessins ne plairont pas à tout le monde, mais personnellement, je suis tombée amoureuse de ces dessins ! Très jolis coups de crayons.

En bref, une petite lecture bien sympa, qui ne romantise pas le viol, c’est toujours bien de le souligner quand c’est le cas, haha. Des personnages mignons et absolument pas clichés. Une relation un peu ambigüe, le manque d’étiquettes m’a peut-être un peu perturbé. Mais c’est sans doute un livre que je prêterai à ma petite soeur pour qu’elle découvre les Yaoi sans avoir des dessins de scènes de sexe. Une mangaka que j’ai envie de découvrir encore un peu plus, pour ses dessins au moins. Je lui donne la note de 4/5.

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