samedi 16 juin 2018

Forbidden, Sheily Larash.


Forbidden, Sheily Larash.

Nombre de pages : 260.
Editeur : Mix Editions.

Langue : Français.

"Forbidden, c'est l'histoire de deux mondes qui n'auraient jamais du entrer en collision. Hakeem, l'adolescent de Gaza, a connu la guerre, l'angoisse, la peur des lendemains, les proches qui meurent sous les bombes. Ben, lui, ne connaît de la vie que la cage dorée dans laquelle l'enferme son père, jour après jour. Élève modèle, frère exemplaire, comment réagir lorsque Hakeem débarque dans son existence aux petites cases bien établies, traînant dans son paquetage toute la rage d'une enfance volée, d'une vie déracinée ? Ensemble, ils apprivoiseront le sens du mot différence, mais aussi celui de la fraternité, et finalement celui de l'attirance. L'histoire d'un garçon détruit et d'un gosse de riche. De deux opposés que rien ne prédestinait à s'attirer. Forbidden, ou quand les chemins tortueux de deux adolescents se croisent."

Hello,

on se retrouve aujourd’hui pour une chronique qui va être dure à écrire je le sens déjà. C’est un livre coup de coeur, un livre coup de poing. J’en ressors… bouleversée.

Ce livre traîne dans ma PAL depuis le début de l’année, et je le faisais attendre. Je l’ai pris par hasard, il y a quelques jours, en me disant que ce serait une lecture rapide vu le nombre de pages. Pas vraiment, puisque je faisais durer le plaisir, je ne voulais pas le finir tout de suite, je n’avais pas envie de quitter les personnages.

Dans cette histoire, nous rencontrons Hakeem, jeune homme d’environ seize ans qui vient de Kafr Qaddum. Au tout début, on le voit vivre son départ de cette ville, pour finir en Australie. Et lui déteste les Occidentaux, c’est pire que de la haine. Et déjà de base, il a énormément de haine enfoui en lui. C’est un jeune homme sarcastique, assez froid et distant, qui a une seule amie et qui doit la quitter. Il a sa mère, qui est la personne la plus importante à ses yeux, et c’est pour elle qu’il quitte Kafr Qaddum. Pour leur sécurité à eux deux, mais aussi parce qu’il veut la suivre, ne pas la laisser seule. Vous vous imaginez bien que son arrivée en Australie est… compliquée. Lui qui déteste les Occidentaux, se retrouve encerclé. Entre le nouveau copain de sa mère qui se prends pour son père, qui est un homme violent, ses fils, l’un a l’air trop coincé, fils à papa, l’autre est raciste… Il a du mal à s’y faire. Rajouter le fait que sa seule amie ne réponds plus à ses appels..
C’est un personnage juste extraordinaire. Il est tellement complet, ce n’est pas un personnage cliché. Il est très fort, il se relève peu importe ce qui lui tombe dessus. Il ne le montre que peu, mais c’est un véritable fan d’écriture. Lettres, poèmes, rédaction pour son journal intime.. Il est aussi passionné de littérature en général, et c’est un garçon très intelligent. Et puis… sous sa carapace, il y a ce jeune homme blessé par la vie, qui s’est un temps détesté à un point inimaginable, qui se déteste toujours un peu. Il y a ce jeune homme qui a besoin de faire son deuil. Il y a ce jeune homme qui a besoin d’une épaule. Et, par chance, il la trouve cette épaule, en la personne de Benjy…

Benjy. Ah, Benjy… c’est le fils aîné du nouveau copain à sa mère, un jeune homme de l’âge de Hakeem, mais qui a en apparence une vie beaucoup plus facile. Il a un père riche, une ville gigantesque, tout un avenir construit… Malheureusement, quelque chose se cache derrière cette cage dorée. Ben souffre. En effet, il fait tout pour être l'élève modèle, le fils parfait pour rendre son père fier, mais ce n’est jamais assez. En plus de ce mal-être là, il y a le fait qu’il se pense homosexuel…. et que son père est clairement homophobe, et l’assume. La cage dorée s’effondre. On sent son envie d’en finir avec la vie dès le début, on nous montre sa détresse. C’est un jeune homme qui a besoin de se raccrocher à quelque chose avant de se laisser tomber pour de bon.
Ce personnage est tout aussi extraordinaire, et très loin des clichés. On aurait pu croire, à cause de la quatrième de couverture, c’est ce que je me disais aussi, mais c’est loin d’être le cas. Lui aussi est extrêmement fort, il se bat, se relève. Il encaisse les coups, au sens propre comme au sens figuré. Il est un peu naïf, à croire que tout le monde peut changer c’est son petit défaut. Lui aussi écrit beaucoup, journal, lettres, poèmes… Les points communs rapprochent. Hakeem arrive et l’aide lui aussi à avancer, finalement.

Il y a un certain nombre de personnages secondaires aussi.
Commençons par le frère de Ben, Everett, qui a quatorze ans, et un caractère bien trempé. Il est raciste, clairement, a des propos racistes, et c’est le personnage qu’on a envie de gifler. Parce qu’il a vécu une mauvaise expérience, et donc il met tout le monde dans le même panier. Ce n’est plus un enfant, en plus, mais il agit tout comme. Il provoque très souvent Hakeem. C’est le personnage le moins recherché, je trouve, parce que… peu à peu, au fur et à mesure du récit, on en entends de moins en moins parler… C’est dommage.
Emina, la maman de Hakeem, qui est juste incroyable, une maman très attentionné. Elle est tellement ouverte d’esprit, et c’est pareil, j’aurai aimé que son personnage soit plus présent, pour la découvrir encore plus.
Rolland, le père de Ben et d’Everett, un homme strict, qui abuse de son rôle de père. Qui a des standards, qui a des réactions disproportionnés envers ses fils et même Hakeem. Un homme violent, qui ne sait pas se contrôler. Le personnage détestable par excellence quoi.
Il y en a d’autre, mais je vous laisse les découvrir. Juste un petit mot pour dire que je suis déçue qu’on ne parle presque jamais de Aicha, qu’elle ne soit mentionné que deux, trois fois.

La relation d’Hakeem avec son père est juste sublime. Son père est un homme bon, juste, très ouvert d’esprit, pas mal philosophe. C’est un peu lui qui a fait toute la culture d’Hakeem, qui lui a partagé ses passions. C’est une relation très forte, Hakeem aime son père plus que tout. Ses lettres sont tout simplement magnifiques, très touchantes.

Et puis, la relation entre Hakeem et Benjy est vraiment particulière. C’est leur bulle, leur cocon. J’avais l’impression qu’ils avaient besoin l’un de l’autre. J’avais très très peur. Je n’aime pas les livres avec une romance entre demi-frères (demi frère/ demi soeur ça fonctionne aussi) il y en a beaucoup trop et en général je n’aime pas. (même si je sais qu’il n’y a aucun lien de sang, enfin, certains bouquins vont finir avec un cliffhanger du genre “oh, peut-être que finalement…” mais bref.) Mais là, c’était juste tellement beau, tendre, doux. Intense, aussi. Leur évolution au fil de l’histoire est très touchante.

Le point négatif, c’est le manque de cohérence entre les dates. Dans mon exemple en tous cas, j’avais l’impression que les dates étaient mélangées, il y a aussi eux des incohérences au niveau des âges. C’est quelque chose qui peut perturber la lecture, j’ai essayé de passer au dessus. Il y a aussi des fautes d’orthographes, ou plutôt des “oublis” de mots, des mots qui se répétaient… C’est assez dommage pour un livre à ce prix là.

Ce livre parle d’espoir, d’amour, d’amitié, de l’importance de nos proches, de l’importance des discussions aussi. Ce bouquin est rempli de poèmes et de proverbes qui m’ont beaucoup parlé, je me reconnaissais dedans, et c’est quelque chose que j’adore. Il y a aussi des allusions à des films, des séries, et surtout des chanteurs et des chansons. J’aime beaucoup cela, aussi.

En bref, une grosse claque. J’ai compris la phrase noté sur la couverture qu’à la fin, j’ai compris la couverture seulement à la fin d’ailleurs, et ce mystère m’a plu. J’ai pu découvrir des personnages travaillés, très forts. J’ai découvert une plume que j’ai beaucoup aimé. J’ai refermé ce livre avec le coeur rempli d’espoir, et les larmes aux yeux. J’ai ri, pleuré, eu envie d’hurler et de frapper en lisant ce bouquin. Je suis passé par tout un tas d’émotions. Et ça fait mal de dire au revoir à ses personnages que j’aime tant. Ce bouquin ne fait même pas 300 pages, mais je me suis tellement attachée aux personnages et à leur histoire… C’est un gros coup de coeur malgré les points négatifs cité au dessus, je lui donne 5/5, et je vous le recommande.

TW : Suicide/pensées suicidaires, assassinat, sang, violence et homophobie. Et racisme, comme dit plus haut.

mercredi 13 juin 2018

Sestrières, Lucia Biagi.


Sestrières, Lucia Biagi.

Nombre de pages : 208.
Editeur : Editions ça et là.

Langue : Français.

"Federica, 14 ans, passe l'été avec ses grands-parents à Sestrières, petite station de ski située non loin de Turin, d'où elle est originaire. Elle fréquente Noemi, plus âgée, belle et délurée, dont il est particulièrement flatteur et excitant d'être l'amie. Un matin, Federica se réveille après une soirée dont elle conserve peu de souvenirs et constate que Noemi a disparu. Inquiète, elle se lance à sa recherche, avec l'aide de son ami Giorgio. Au cours de leur enquête, les deux adolescents vont être peu à peu exposés aux zones d'ombre de ce village où tout le monde s'épie et où les ragots vont bon train..."

Hello, hello !

On se retrouve aujourd’hui pour une chronique courte, express (vraiment, cette fois ci, je ne peux pas faire de chronique longue concernant ce bouquin!)

C’est un livre qui traîne dans ma PAL depuis fin novembre, je crois, alors qu’il est rapide à lire. Je l’ai gagné à la fête de la BD de ma ville, et c’est les couleurs qui m’avaient d’abord attirés. En effet, toutes les pages sont dans les teintes violettes/violines, turquoises/verts, et bien évidemment du blanc. La couverture annonce bien la couleur, sans mauvais jeu de mot, haha.

Dans ce livre nous rencontrons donc Federica, qui a 14 ans et qui est en vacances avec ses grands-parents dans une station de ski. ils ne font pas de ski, par contre, puisque c’est l’été. Lorsqu’on la rencontre, ses parents ne sont pas encore arrivés, et elle est un peu livrée à elle-même, même si ses grands-parents sont présents. Elle peut se permettre de rentrer tard dans la nuit, avec eux… Federica est une jeune fille qui se trouve banale, qui fréquente… quelqu’un de plus âgé. Enfin, pas dans le sens, sortir avec, mais sa meilleure amie a 17 ans et s’amuse clairement avec. On y reviendra. Fede’ est aussi une artiste, elle fait des photos avec des dessins, du papier découpé, c’est très original, et elle a beaucoup d’imagination… Peut-être un peu trop, ça va parfois trop loin. Je me suis un peu identifiée à elle suite à son rapport à l’amitié. Elle est prête à donner corps et âme pour une amie, et dès lors qu’elle apprends la disparition de sa meilleure amie, elle panique et fait tout ce qui est en son pouvoir pour la retrouver. Elle est fidèle, mais malheureusement très naïve.

Sa meilleure amie, donc, Noemi, est une jeune fille de 17 ans qui est le cliché parfait des pestes qu’on retrouve dans les films Américains, vraiment. Soit-disant parfaite physiquement, grande, trop trop belle et tout le blabla. Elle traîne dans des affaires louches, et traîne avec des personnes louches. Elle se met en danger, et ne pense qu’à sa petite personne. Elle se sert de Federica comme d’un bouche trou, par exemple, lors d’une soirée, elle la prends avec elle seulement pour ne pas se sentir seule. C’est une fausse amie, et quelqu’un d’extrêmement toxique.

Il y a aussi Giorgio, qui doit avoir à peu près l’âge de Fede’, qui est toujours à ses côtés, qui lui, est un véritable ami. Il est atteint d’alopécie, et c’est la première fois que je vois ce sujet abordé dans un bouquin “pour ados”. Cela m’a fait plaisir, c’est important d’en parler. C’est un personnage fort, qui accueille les critiques et insultes avec indifférence. Bien sûr, si on le cherche trop il ne se laissera pas marcher sur les pieds. Il n’est pas ami avec Noemi, bien au contraire, il a bien vu son petit jeu et essaye de le faire comprendre à Fede’. Malgré tout, il aide son amie lors de son enquête pour retrouver Noemi, puisque comme dit plus haut, c’est un véritable ami.

Il y a des personnages secondaires, aussi, comme les bourreaux de Giorgio, qui se foutent de lui pour son physique, son manque de pilosité. Cela peut refléter la réalité, oui, mais c’est extrêmement énervant, j’avais envie de les gifler.
Je vous laisse découvrir ces idiots, ainsi que les autres personnages.

C’est une histoire qui traite d’un sujet encore peu abordé dans la littérature “ado” : les relations toxiques, en particulier les amitiés toxiques. C’est une bonne chose, parce que c’est quelque chose dont il faut parler, il faut prévenir les personnes que cela peut arriver, qu’il n’y a pas que l’amour toxique. Et ce n’est pas TROP, ce n’est pas bourré de clichés, et on nous montre une relation toxique mais en douceur, tout de même. Le mot n’est jamais mis dans le bouquin, en revanche.

Les dessins ne plairont pas à tout le monde, je le sais bien. Le trait est très particulier. MAIS les couleurs rattrapent vraiment tout, j’adore le violet, alors j’étais heureuse en lisant ce livre. Le duo violet/turquoise est très beau, et malgré la dureté du sujet abordé, on a l’impression que tout est… doux. Je crois que c’est le mot.

En bref, une BD/un comic que j’ai beaucoup aimé, qui traite de sujets sensibles, qui mentionne le mot “alopécie”!!! Des personnages assez attachants, pas très loin de la réalité surtout pour Federica. Un peu de clichés, malheureusement, avec le personnage de Noemi.

Une histoire d’amitié, de fausse amitié, aussi, avec un fond d’enquête. C’était original. Je lui donne la note de 4/5.

samedi 9 juin 2018

Deuxième chance, Rose Darcy.


Deuxième chance, Rose Darcy.

Nombre de pages : 272.
Editeur : MxM Bookmark.

Langue : Français.

"« Tyler n'avait jamais éprouvé d'attirance envers un homme. Jamais. Jusqu'à ce qu'il croise la route de Devon. » Lorsque ces deux jeunes hommes que tout oppose échangent leur premier regard, cela fait des étincelles. Aucun des deux ne peut les ignorer, même s'ils essaient. Combattant leurs sentiments et leurs peurs, ils finissent par se rapprocher... « Devon n'avait jamais eu peur de ce qu'il était, de ce qu'il ressentait. Pas une seconde. Jusqu'à ce qu'il rencontre Tyler. » Ces deux écorchés vif vont tenter, ensemble, de guérir les blessures qui empoisonnent leurs coeurs. Chacun va chasser ses démons à sa manière tout en apprenant à s'accepter, à accepter l'autre, au gré des embûches semées sur le chemin qu'ils emprunteront, côte à côte. Quand on tombe amoureux d'un homme pour la première fois, rien n'est simple. Et pourtant, tout semble si facile..."

Hello,

on se retrouve aujourd’hui pour une chronique qui sera, je pense, courte, mais c’est un livre dont j’ai tout de même besoin de parler.

Ce n’est pas la première fois que je lis ce bouquin. C’était sans doute la quatrième, ou cinquième fois. Oui, c’est un de mes livres favoris. Et vu la déception de ma dernière lecture… J’avais besoin d’un livre doudou ! C’est le tout premier M/M que j’ai lu, et le relire m’a fait remonter plein de souvenirs !

Ici, nous découvrons Devon, qui vient d’arriver dans une nouvelle ville, nouvelle école. Gros changement, décisions à prendre.. Doit-il faire son coming out ici aussi, ou se taire, rester cacher? Au départ, il opte pour la deuxième solution, sans doute par peur. En effet, il a vécu certaines choses qu’on peut qualifier d’horribles dans son ancienne école, et puis, il change d'environnement aussi : il habite chez sa tante et non plus chez ses parents, et en internat à la fois. C’était la meilleure chose à faire, et on apprends son histoire au fil du récit, mais on voit aussi à quel point il arrive à se reconstruire, se relever. C’est un personnage rayonnant, vraiment. Malgré les choses terribles qui lui sont arrivés, il a toujours ce sourire, il a toujours espoir, il est toujours… si vivant. Bien sûr, avec ce qu’il a vécu, il n’approche pas n’importe qui, il ne se confie pas à n’importe qui, c’est bien trop dur pour lui. Mais ce n’est pas pour autant qu’il est timide ou renfermé sur lui même, ou qu’il joue un rôle de rebelle pour qu’on lui fiche la paix. C’est vraiment un personnage très fort, un modèle pour moi.

Et puis, il y a Tyler. En dix-huit années sur Terre, il en a vécu des choses terribles. Et lui est l’opposé de Devon : il a une carapace, très forte, d’ailleurs. Il joue le rôle du gros dur, du rebelle qui s’en fou de tout, du mec qui ne veut pas qu’on le dérange. Il fait même semblant de ne pas être très bon en cours, alors qu’il est justement bon, intelligent. Mais il a cette carapace, et on ne peut pas lui en vouloir. Il n’a vraiment pas eu de chance, et malgré ce cliché du bad boy au coeur tendre, je me suis beaucoup attachée à lui. Peut-être parce que le cliché n’est pas trop poussé, je n’en sais rien, dans tous les cas c’est un personnage coup de coeur. Moins que Devon, mais tout de même. Ah, j’allais oublier ! Vu que Tyler est distant envers… tout le monde, il n’a pas vraiment de relations.. sérieuses. Et les seules petites choses qu’il a eu, ça s’est passé avec des filles. Il ne sait point qu’il n’est pas tout à fait hétéro… Et on le suit dans sa découverte, qui est belle à voir.

Au niveau personnages secondaires, il y en, bien évidemment, mais je trouve qu’ils sont réellement secondaires. Toute l’histoire tourne autour de Devon et Tyler, ils prennent toute la place, trop de charisme !
Tout d’abord, il y a Lily et Winnie, la soeur et nièce de Tyler. Il vit avec elles, et se démène pour elles. Il bosse, fait des heures sup’ pour les aider. On voit toute l’amour de cette famille, pas très grande, mais extraordinaire. C’est un petit cocon, et Tyler est franchement bien entouré. Il a beaucoup de chance. Petite mention pour Lily qui… sait avant lui, et qui réagit vraiment bien.
Les parents de Devon, que je déteste franchement. Il n’y a rien à dire sur eux, vraiment, seulement que c’est triste qu’il se retrouve avec des parents comme ça.
Nancy, la tante de Devon, qui m’a beaucoup fait rire. Elle aime bien les potins, elle aime regarder des séries et des émissions à la télévision, elle est du genre “plateau repas devant la tv”, ambiance décontractée quoi ! Et puis, elle comprends et est prête à tout pour Devon, ça se voit, et il a de la chance d’avoir au moins une personne de sa famille qui réagit de cette façon.
Eli, dont je ne peux pas trop parler sinon je risque de spoil, mais.. Eli, quoi. J’ai eu l’impression d’être attachée à lui, malgré tout.
Matt, qui est simplement l’ex de Devon, qui n’est plus dans sa vie désormais (normal, c’est son ex quoi) mais qui le hante toujours, parce qu’il a fait des choses terribles. Rien à dire sur lui, simplement que je le déteste, lui aussi.

L’histoire se passe sur quelques jours seulement, moins d’une semaine en vérité. C’est extrêmement rapide, et je déteste cela habituellement, j’aime quand l’histoire prends son temps, que les relations mettent du temps à se mettre en place, mais là… J’adore le fait que tout se passe vite. Parce que c’est tellement fort, les émotions sont triplés, et justement, ça nous prends aux tripes, c’est beau, c’est intense. Le bonus, fait un bond de deux ans, en revanche. C’est un peu trop long pour moi, pour le coup. Je suis curieuse, je veux tout savoir moi ! Mais ce bonus est tout mignon.

C’est un excellent livre pour débuter dans les M/M je pense, il y a peu de scènes de sexe, deux (ou trois) mais elles restent justifier et au pire, on peut les sauter. C’est une histoire vraiment mignonne qui peut confronter à la réalité, à l’homophobie, la haine des autres, mais aussi de soi-même.

En bref, c’est un de mes livres préférés et je suis contente de l’avoir relu et de faire une chronique sur ce bouquin. J’adore les personnages, j’adore l’histoire, j’adore l’auteure, aussi, qui est l’une de mes auteures préférées. C’est un livre doudou, comme je l’ai dit au début, un livre que je peux relire quand je ne vais pas bien, ou quand j’ai eu une déception livresque. C’est un petit bonbon, un livre criant d’espoir et d’amour. Une magnifique histoire d’amour, qui peut faire rêver je pense. Je lui donne la note de 5/5 comme vous pouvez vous en douter.

PS : Par contre, TW suicide, homophobie/agression homophobe.

mercredi 6 juin 2018

Butter, Erin Lange.


Butter, Erin Lange.

Nombre de pages : 416.
Editeur : L'Ecole des loisirs.

Langue : Français.

"Je ne peux pas passer une année de plus dans ce costume de graisse, mais je peux terminer cette année dans une apothéose. »Il a tout essayé, rien n y fait : Butter est malade de son poids. Et sa vie est devenu un enfer, avec les autres et avec lui-même. Alors, pour en sortir, il lance un défi désespéré sur Internet : le 31 décembre, en direct, il mangera, mangera, mangera, jusqu'à ce que tout soit terminé. Et vous, que ferez-vous ce soir-là ?"

Hello,

Aujourd'hui, on se retrouve pour la chronique d'un livre reçu dans le cadre d'une masse critique...


Je n'avais jamais entendu parler de ce livre, sur youtube ou sur la blogosphère, et j'ai trouvé cela dommage, parce que quand j'ai vu la quatrième de couverture, j'ai de suite été intéressé, puisque c'est un sujet qui me touche particulièrement. Malheureusement, je ne pense pas faire de publicité pour ce bouquin, vu ma déception...

Ici, nous rencontrons Butter, un garçon de 16 ans je crois, qui est malade de son poids. Il se voit grossir d'années en années et a atteint un poids qu'il n'aurait jamais imaginé atteindre. Il ne se supporte plus lui-même, ça ne va plus chez lui, son père ne lui adresse plus la parole, sa mère le fait un peu trop manger, et des choses grasses, pour le consoler, en cours, ce n'est pas le top non plus, et il est amoureux d'une fille qu'il "n'aura jamais". Donc il décide, un soir, de se faire un dernier repas. le pire des repas, celui qui le mettra en danger, qui le tuera. Et toute l'histoire est basé sur ça...

Le personnage de Butter est tout simplement détestable. Je suis désolée, mais je n'ai pas pu. Il a des réflexions idiotes, par exemple, il va utiliser anorexique en tant qu'adjectif : toutes les personnes minces sont anorexiques pour lui, évidemment, en plus si c'est une fille qui prends soin d'elle, se maquille, elle a forcément cette maladie mentale ! Aussi, la boulimie, ce n'est QUE pour les filles d'après lui. Enfin, certains garçons sont boulimiques aussi, mais du coup, ils ne lui arrivent pas à la cheville ! Et puis... Les bouquets de fleurs c'est que pour les filles !! Ouais... Comme vous pouvez le voir, ce personnage est immature et bête. le suicide, la mort n'est qu'un jeu pour lui. Les maladies mentales ne sont que des adjectifs, pour lui. Il a 16 ans, mais je lui donnerai 12 ans, et encore, ce serait critiquer les adolescents de 12 ans. C'est un personnage qui est prêt à tout pour avoir l'attention de tout le monde, mais une bonne attention, pas celle parce qu'il est voyant, trop imposant. Oh bah non, c'est pas une bonne attention ça. 

Comme vous pouvez vous en douter, au fur et à mesure du bouquin, il a des doutes sur ce dernier repas. Mais en voyant qu'il est apprécié par ses camarades, qu'il est considéré comme populaire parce que "Butter, tu vas entrer dans la légende, le premier ado qui mange à en crever", eh bien il s'enfonce dans cette bêtise. Il fait sa liste, il ment aux gens qui sont bons pour lui, qui l'entourent depuis un certain moment, contrairement à ses faux amis. Et puis, il sème plein de petites choses, il récolte plein de petites infos, égoïstement, et ça m'a fait penser à 13 reasons why, la connerie du "je me suis tué, j'espère que tu t'en veux, tu m'y as un peu poussé". C'est un raisonnement idiot, et loin d'être réaliste d'ailleurs. Enfin bon, il y a tellement de clichés sur tout dans ce bouquin, qu'il en fallait bien sur les suicidaires...

Ce livre m'a vraiment énervé, j'ai eu l'impression de me faire prendre pour une gosse. Les élèves du lycée sont beaucoup trop immatures pour leur âge, et c'est tellement dommage ! Par contre, ils sont le cliché de l'ado en soirée : alcool à flot, vomis, coma éthylique non pris au sérieux...

L'auteure aurait pu faire un excellent livre, vraiment, mais c'est tout simplement un concentré de clichés sur tous les sujets abordés dans les YA. Sur les adolescents en général. le centre, par exemple, ce qu'on appelle ici centre d'amaigrissement est vu comme l'enfer, c'est la pire chose au monde ! Il y a le rejet des "minces" par Butter : lorsque son ami perds du poids, il le repousse brusquement. En plus de ses réflexions sur les pseudos anorexiques... le cliché du gros qui peut manger tout plein de junk food à la suite, qui a un sacré ventre alors il peut stocker tout vous savez ! le cliché du gros qui rêve de peloter une fille (pas l'embrasser, oh non, mais lui toucher les seins!) parce qu'il n'a jamais eu l'occasion de faire quoique ce soit. le cliché du gros qui se cache derrière un faux compte, en ligne... Pour info, je suis grosse, et je ne suis rien de tout ça. Et j'en ai marre de ces clichés.

De plus, où sont les Trigger Warning ? Il y a tellement de choses qui peuvent déclencher le rappel d'un traumatisme ! D'abord le suicide, évidemment, et d'ailleurs, il ne faut pas qu'une personne suicidaire tombe sur ce livre. Peut-être qu'on ne se rends pas compte, mais ce livre peut donner des idées et des techniques pour se mettre en danger. Les maladies mentales, la boulimie, l'anorexie... Et puis, il ne faut pas mettre ce livre dans les mains d'un adolescent mal dans sa peau. Vraiment pas. Pour qu'il apprenne qu'il sera toujours repoussé pour son poids? Pour qu'il apprenne que les filles ne jugent que le physique, et qu'elles ne veulent surtout pas de gros ? (petite info, c'est faux.) Non. Il y a aussi des parties où il vomit, et ça se rapproche à de la boulimie mais je l'ai déjà dis un peu plus haut.

Il y a aussi le bon gros cliché de "hôpital psychiatrique = fou", ah, on adore les clichés... 

Je lui ai mis 2
 parce que le docteur qui s'occupe de Butter est juste exceptionnel, il n'est pas montré comme le vieux médecin strict, loin de là et c'est le seul cliché auquel on a échappé, alors ça mérite deux étoiles.

Je suis tellement déçue et triste, pour être honnête. Je m'attendais à un coup de coeur vu les avis, et je ressors de ma lecture énervée. J'ai mis presque une semaine pour le lire et j'ai l'impression d'avoir perdue mon temps.

Je déteste descendre un livre. Et si vous voulez le lire, faites le, mais faites attention, c'est tout. Si vous n'allez pas bien, que vous avez des idées noires, ne le lisez pas, vraiment. Si certaines réflexions dans ce bouquin vous touchent, posez ce bouquin et dites vous que ce n'est que des clichés.

Je déteste faire des chroniques négatives, vraiment, mais je ne pouvais pas faire autrement avec ce livre, je suis désolée. L'école des loisirs est une excellente ME, et c'est la toute première fois que j'ai une déception chez eux. Par contre, je ne pense pas lire d'autres livres de cette auteure.


Je lui donne la note de 2/5. Deuxième grosse déception de l'année...

samedi 26 mai 2018

Les maux bleus, Christine Féret-Fleury.



Les maux bleus, Christine Féret-Fleury.

Nombre de pages : 200.
Editeur : Gulf Stream Editeur
.
Collection : ECHOS. 
Langue : Français.

"Armelle le sait depuis trois ans, elle aime les filles. Seul son carnet bleu est mis dans la confidence. L'adolescente solitaire et férue de lecture y confie ses peurs, ses espoirs. Elle lui parle d'Inès, une nouvelle élève qui l'attire. Lorsque son amie la rejette violemment, Armelle devient rapidement l'objet du mépris et des insultes de ses camarades. Pourtant, cet événement n'est qu'un tournant dans sa vie qui bascule définitivement un dimanche soir. Alors que ses parents découvrent son secret, Armelle est jetée dehors. Elle n'a que 16 ans quand, cette nuit-là, elle voit la porte de sa maison se fermer brutalement devant ses yeux. Seule dans la rue avec son carnet, elle doit apprendre à survivre... Mais est-elle vraiment seule ?

Un récit intime qui oscille entre poésie et dureté pour dénoncer l'homophobie, dans un environnement scolaire, familial et social qui saura parler aux adolescents et les émouvoir. Sur les traces d'une héroïne qui doit emprunter un chemin de douleur pour se découvrir. Pour apprendre à rester fière, à ne jamais renoncer, surtout pas à soi-même..."


Hello!


On se retrouve aujourd’hui pour une chronique assez courte je pense, puisque ce livre fait un peu moins de 200 pages et je ne voudrais surtout pas spoiler son contenu.


Je tiens tout d’abord à remercier la ME. En effet, c’est un SP, mais un peu particulier. Nous pouvions participer à un tirage au sort, pour tenter de recevoir l’un des deux livres de la toute nouvelle collection (ECHOS), l’autre étant Mes vies à l’envers. J’ai bien évidemment participé pour le livre abordant le sujet de l’homosexualité, vous vous en doutez, et comme vous pouvez vous en douter là aussi.. J’ai été tiré au sort ! Alors merci à la ME, et au hasard!


Ce livre m’a intrigué dès sa sortie. Non seulement pour sa couverture (je ne suis pas superficielle, chut) mais aussi pour le jeu de mot présent dans ce titre, qui est extrêmement fort, je m’en rends compte après avoir refermé ce bouquin. Puis bien évidemment, la quatrième de couverture m’a intrigué. Je pense qu’on peut dire que les mentalités changent, et que les ME osent plus de choses, comme par exemple publier des livres abordant des sujets LGBTQIA+... Ou pas. Ou du moins, en parti. En général, c’est des personnages masculins gays. Que ce soit dans les YA, en fantasy, dans les contemporains… Alors oui c’est bien, je ne dis pas le contraire, mais les femmes sont souvent oubliés, les jeunes filles surtout. J’ai beaucoup de mal à trouver des livres en Français, YA et abordant l’homosexualité féminine. On fait vite le tour, malheureusement, et parfois… c’est bourré de clichés. Alors j’ai éprouvé une immense joie en voyant cette quatrième de couverture. Et connaissant un peu l’auteure, je n’ai pas eu peur de tomber sur un livre bourré de clichés. J’ai eu raison.


Dans ce livre, nous rencontrons Armelle, une jeune fille qui se découvre attirée par les autres filles. C’est un peu surprenant, au départ, elle s’en rends compte abruptement, pas dans les meilleures conditions. Elle se penche sur la question, mais reste très discrète. Ses pensées, c’est entre elle et son carnet, Blue. Elle y écrit ses tracas, toutes les pensées qui peuvent lui passer par la tête. Elle écrit ses joies, ses peines surtout. Sa découverte de soi. C’est à travers ce carnet qu’on peut vraiment ressentir toutes ses émotions, et à quel point elle change peu à peu de discours. Mais revenons à Armelle. Après s’être rendue compte que les filles lui plaisaient, elle reste à l’écart mais se permets de regarder un peu… autour d’elle. C’est à ce moment qu’elle a son premier réel coup de coeur, pour une fille de sa classe. Et tout part d’ici. Comme vous pouvez vous en douter, Armelle n’est pas très discrète, et certains élèves remarquent ses regards envers Inès, son coup de coeur. Malheureusement. Et elle se retrouve face à l’homophobie de tous, au lycée. Et puis, comme si cela ne suffisait pas, ses parents finissent par l’apprendre, d’une manière pas très douce. Et ces derniers sont homophobes, sa mère en particulier. Armelle se retrouve avec des coups, une valise, et plus de toit au dessus de sa tête. Sa nouvelle vie commence à ce moment là, et je vous laisse découvrir la suite.


Inès, qui est aussi très importante dans l’histoire, presque un second personnage principal, puisqu’elle est le premier coup de coeur d’Armelle, qu’elle sait que c’est le cas, qu’elle sent son regard posé sur elle pendant les cours. C’est d’ailleurs elle qui fait le premier pas envers Armelle, pour mieux la rejeter ensuite. C’était dur à lire, mais on nous explique certaines choses ensuite, et ce rejet peut être compréhensible même s’il reste horrible pour Armelle. On la suit elle aussi, on apprends ce qu’elle a vécu, ce qu’elle vit, les tracas et les pensées qu’elle a, elle aussi. Au final, Inès et Armelle sont très similaires, mais pas trop non plus.


Ces deux personnages sont extrêmement bien travaillés. Bien loin des clichés. Elles sont fortes toutes les deux, traversent, ou ont traversés des périodes juste terribles, mais elles se tiennent encore debout, très fières. C’est des modèles, et c’est des personnages principaux féminins comme elles dont on a besoin.


Ensuite, il y a plusieurs autres personnages. Les parents d’Armelle, bien évidemment, qu’on peut rapidement détester, surtout sa mère, qui est homophobe, fervente supportrice de la manif pour tous (rien que d’écrire ces mots m’énerve.) vous savez, ces gens qui pensent qu’une vraie famille c’est un papa, une maman, une petite fille, et un petit garçon. Enfin bref, elle a une mère homophobe et sans cerveau, on ne va pas s’attarder là dessus, je vais m’énerver sinon. Et son père… Il l’est aussi, je pense. Mais parce que sa femme l’est, et qu’il la suit dans tout ce qu’elle fait. Un vrai petit toutou. Armelle est donc mal entourée.
Il y a aussi les “populaires”, mauvaises langues du lycée, Anaïs et sa clique. C’est les seuls personnages clichés du bouquin, je crois, mais on ne les croise pas si souvent que ça, alors ça passe.
On suit aussi une famille homoparentale. Et non, pas deux papas, mais deux mamans ! Oui, j’ai eu du mal à y croire… Un vrai bonheur. Merci à l’auteure pour cela.
Reba. Je ne peux en dire plus sur ce personnage, mais… wow.


C’est une histoire bouleversante, mais à la fois douce. C’est un bouquin qui m’a redonné de l’espoir. Et de la force. Armelle enchaîne les échecs et les déceptions, mais elle se relève. Elle commence en étant très mal entouré, mais finit par avoir un entourage incroyablement compréhensif, à l’écoute. Elle change, elle grandit, elle gagne en maturité. Elle se retrouve du jour au lendemain à la rue mais ne baisse pas les bras. L’évolution de ce personnage est vraiment beau, et même si ce bouquin m’a beaucoup fait pleurer, je l’ai refermé avec un sourire aux lèvres. Parce que face à la haine, il y a l’espoir. Et le positif gagnera toujours face au négatif.


Le fait que ce livre aborde autant de sujets en très peu de pages en fait une pépite. Homosexualité, homoparentalité, rejet de la société et de la famille, homophobie, le milieu scolaire qui n’est pas toujours très conciliant, la question de l’émancipation aussi… En 191 pages, l’auteure amène beaucoup de sujets qui peuvent être tabous, encore maintenant. Et ça fait du bien.


En bref, c’est un livre qui m’a fait passer par toutes les émotions, que j’ai dû parfois poser quelques minutes le temps de reprendre mon souffle et ne plus ressentir cette douleur au niveau du coeur, mais qui m’a fait aussi sourire et pleurer de joie, qui m’a presque donné confiance en moi. Un livre qui donne de l’espoir, aussi. Des personnages très forts, pas clichés, et même s’il y a pas mal de personnages, ils sont tous travaillés, et on ne les mélange pas entre eux. Une histoire d’acceptation, d’amitié, d’amour, aussi, mais pas forcément l’amour… amoureux. Je vous laisse découvrir cela. Je vous recommande bien évidemment ce livre, je lui met la note de 5/5, c’est un coup de coeur.

samedi 19 mai 2018

I may love you, Noriko Hakuto.


I may love you, Noriko Hakuto.

Nombre de pages : 192.
Editeur : Boy's Love

Langue : Français.

"Ôshima, mon voisin d'appartement, est dans la même université que moi, mais une année au-dessus. Quand il ramène son petit ami chez lui et que j'entends sa voix « à ce moment-là », ça me fait rougir, mais quand je le vois, il me fait de la peine. Finalement, je n'ai pas pu me retenir de l'approcher, de lui adresser la parole, et de l'inviter à manger... J'aime beaucoup être avec lui. Un jour, je lui ai demandé si le gars qui venait chez lui de temps en temps était son petit ami, et il ma répondu que non « Ôshima-san, tu ne voudrais pas le laisser tomber, et me prendre moi à la place? »"

Hellooooo,

Eh oui, on se retrouve à nouveau pour la chronique d’un manga ! Celui ci contient trois histoires, dont une que j’ai clairement détesté et que je trouve inutile, donc encore une fois, pardonnez moi si cette chronique est courte. Mais c’est toujours très compliqué de chroniquer des mangas ou des bds, puisque c’est court, et on peut vite tomber dans les spoilers.

Dans la première histoire, qui est la plus longue et qui a le nom du manga, nous découvrons Hokuto, un jeune étudiant assez dégourdi, qui a un grand coeur. Il doit travailler pour pouvoir se payer un appartement, mais lorsqu’il a de l’argent, il prends une paté plus chère pour le chat qu’il a trouvé dans la rue. Il est assez solaire, et donne le sourire aux autres. Il est discret, mais sait se faire entendre et comprendre. Il prends vite sous son aile son voisin, même si c’est lui le plus jeune des deux. Il le trouve triste, il décide donc de l’aider.
Le jeune homme triste, c’est Ôshima, un an de plus que Hokuto, et de sérieux problèmes enfouis en lui. En effet, ce jeune garçon se fait utiliser par un de ses camarades pour que ce dernier se “vide”, et Ôshima en souffre bien évidemment, surtout lorsqu’il s’en rends compte. Parce que oui, ce n’est pas le cas au début, et ça peut rapidement énervé, mais il est incapable d’ouvrir les yeux puisqu’il est amoureux. Sa rencontre avec son voisin va tout changer : il va s’ouvrir un peu plus, apprendre ce qu’est la sociabilité, puisqu’à l’université, il n’a surtout pas le droit de traîner avec celui qui vient chez lui pour coucher, et il va apprendre ce qu’il mérite vraiment. Le bonheur. C’est deux personnages très touchants, attachants, en particulier Ôshima, qui m’a fait beaucoup de peine. Il souffre en silence, puis il s’épanouit, mais c’est dur pour lui. Il a cet air triste qui est bouleversant.
Il y a un autre personnage, Shôsuke, qui a une place importante mais qui est un personnage juste insupportable que j’avais envie de claquer à de nombreuses reprises.
Sans oublier Kotetsu, le chat, qui a une place majeure dans l’histoire, vive les chats !
C’est une histoire prenante, qui prends aux tripes. J’ai parfois eu les larmes aux yeux. Il y a un gros TW viol, même si le mot n’est malheureusement pas abordé dans l’histoire, il y a quand même la réflexion comme quoi il a été forcé, etc. Mais pas assez pris au sérieux pour moi. Donc j’ai bien aimé, mais j’aurai préféré que cette chose terrible soit plus is en avant, pourquoi pas une histoire en plus, un bonus, pour montrer une plainte ou je ne sais quoi.

Dans la seconde histoire, Pink Fruits, nous faisons la rencontre de Reichi, un jeune homme qui a un énorme complexe physique et qui doit aller à la plage, comme promis à son petit ami. Mais un complexe majeur restant un complexe majeur, il a beaucoup de mal, et même s’il accepte de s’y rendre, il n’enlève pas ses vêtements, et ne se baigne pas. Il accepte juste lorsqu’il se retrouve seul avec son petit ami, Yôta, à qui il peut se confier, ce dernier tentant de le rassurer. Nous n’avons pas le temps de découvrir les personnages en profondeur, malheureusement, et j’aurai préféré qu’on apprenne à les connaître, plutôt que d’avoir la troisième histoire. C’est un sujet intéressant, on y parle de complexe physique, un énorme complexe qui l’empêche de faire des choses, ce qui peut arriver réellement. C’est un sujet important encore très peu abordé dans les Yaoi, ou même dans les bouquins en général, ce qui est dommage. Mais malgré la déception au niveau du nombre de pages, j’ai beaucoup aimé, et les personnages restent attachants.

Et puis, la dernière histoire, que je n’ai pas aimé DU TOUT. Elle se nomme Fondling Lover, et c’est l’histoire d’un médecin, qui a rendez vous avec l’attaché commercial d’une marque de produits pharmaceutiques, qui n’est autre que son ex qui l’a trompé il y a un moment, et le médecin était parti, c’est lui qui a rompu, blablabla. Déjà que l’histoire de base ne m’attirait pas trop, mais en plus il a fallu rajouter à ça une histoire de viol, alors non merci. J’ai tout simplement détesté, et ça m’a gâché ma lecture et ma bonne humeur. Le viol est romantisé, on fait passer cela pour un truc normal, pas un viol en clair, et je n’en peux plus de lire ça dans les Yaoi.

Les dessins sont magnifiques, j’ai de suite accroché au style de cette mangaka.

En bref, une bonne lecture gâchée par la dernière histoire, des personnages attachants, sauf pour la dernière histoire, des histoires qui pourraient être plus approfondies, tout comme les personnages. Je lui donne la note de 3/5.

mercredi 16 mai 2018

A Light Amongst Shadows - Dark is the Night book 1, Kelley York & Rowan Altwood.


A Light Amongst Shadows - Dark is the Night book 1, Kelley York & Rowan Altwood.

Nombre de pages : 311.
Editeur : Auto pubication

Langue : Anglais.

"James Spencer is hardly the typical “troubled youth” who ends up at Whisperwood School for Boys. Instead of hating the strict schedules and tight oversight by staff, James blossoms, quickly making friends and indulging in his love of writing, while contemplating the merits of sneaking love poems to the elusive and aloof William Esher. The rumours about William’s sexuality and opium reliance are prime gossip material amongst the third years. Rumours that only further pique James' curiosity to uncover what William is really like beneath all that emotional armor. And, when the normally collected William stumbles in one night, shaken and ranting of ghosts...James is the only one who believes him. James himself has heard the nails dragging down his bedroom door and the sobs echoing in the halls at night. He knows others have, too, even if no one will admit it. The staff refuses to entertain such ridiculous tales, and punishment awaits anyone who brings it up. Their fervent denial and the disappearance of students only furthers James’s determination to find out what secrets Whisperwood is hiding... Especially if it means keeping William and himself from becoming the next victims."

Hello!

Oui, je sais, ça fait un petit moment… J’ai eu une petite panne de lecture, en plus de soucis personnels, et donc, j’ai très peu lu dernièrement. Il n’y aura sûrement pas cinq articles sur mon blog ce mois-ci, et je m’en excuse…

Je reviens donc avec une chronique qui me rends bien trop heureuse, parce ahhh c’est le nouveau roman de Kelley York et Rowan Altwood !!! Que j’ai eu en tant que SP, en plus, c’était un véritable honneur !

Ici, nous rencontrons James, un jeune homme de dix-sept ans qui se retrouve dans un internat / pensionnat pour garçons. Au début, on ne sait absolument pas ce qu’il a fait de mal pour se retrouver ici. C’est un garçon très calme, mais aussi très joyeux. Il est intelligent (un peu trop…) et il est un peu charmeur. Il sait se faire des amis rapidement, il s’entends bien avec les personnes qu’il côtoie… Bien loin du cliché du garçon qui fait des bêtises et se retrouve en internat quoi. Et c’est bien cela qui fait son charme : ce n’est pas un personnage cliché. C’est un personnage attachant, qui a des problèmes et qui fuit à tout prix sa maison, chez lui, ses parents et sa famille en général. Alors oui, même si ce n’est pas la meilleure chose au monde, il est bien content d’arriver ici, dans ce bâtiment assez intimidant, avec un directeur froid et distant. C’est un grand fan de poèmes, aussi, j’en ai découvert certains grâce à ce livre ! Et puis… Il a un lourd passé et.. Il est très anxieux, souvent stressé, même s’il ne le montre pas, ou moins que son cher ami….

Parlons de ce cher ami… William. Il aurait pu être le personnage cliché de cette histoire, froid, distant, qui ignore les rumeurs courant sur lui… Mais il est bien loin du cliché. Certes, il est assez distant avec les autres, bon, James chamboule un peu tout, mais oui il est distant. Il a une bonne raison. Certes, il y a des rumeurs qui courent sur lui, mais il ne s’en soucie pas, même si on se doute bien que cela le touche un peu. William, lui aussi, aime les poèmes. Moins que James, mais cela sert de moyen de rapprochement. C’est un très bon élève, juste un peu moins sociable que les autres. Et ce dernier a une addiction… C’était dur à lire, vraiment, et faite attention si ce sujet vous touche, mais c’était bien écrit, ni trop, ni pas assez d’informations sur cette addiction qui le tuait à petit feu. Il y a d’ailleurs un moment où j’ai eu très très peur pour lui. Et puis… Il souffre d’anxiété assez sévère. C’est poignant, et puisque je souffre aussi d’anxiété sévère, évidemment je me suis identifiée en lui.  C’est sûrement mon personnage coup de coeur, et j’ai hâte de le retrouver à nouveau dans les prochains tomes. D’ailleurs, son évolution est incroyable dans ce livre, alors je n’ose même pas imaginer pour les prochains !

Oscar. Oscar… Que dire ? Ce personnage est juste incroyable. C’est le compagnon de chambre de James, et c’est exactement une personne comme ça qu’il lui faut lors de son arrivée : un ami souriant, joyeux, qui ne juge pas, qui l’aide pour un peu tout, qui est un ami incroyable. Un mystère tourne autour de lui, et lui aussi a un passé légèrement compliqué. Il ne se sent pas à sa place chez lui, il ne l’est clairement pas d’ailleurs. Il n’a pas vraiment de “maison”, de “chez lui”, alors il se sent plutôt bien à Whisperwood. Il ne se plaint pas, jamais. Il prétends parfois qu’il gère les choses, mais pas du tout, au final. Il sait qu’il a des amis, mais il ne se repose pas sur eux, malheureusement. Lui aussi est un personnage coup de coeur…

Les autres, qui font partis du groupe d’amis, et qui sont tout autant présents que les personnages principaux :
Preston, dont on ne sait pas grand chose, mais qui est un véritable ami, qui ne lâche rien, qui est très courageux et qui ne juge pas non plus.
Benjamin, un peu plus en retrait, mais tout aussi courageux, il ne juge pas non plus les autres, et est présent pour ses amis. J’adore son prénom, d’ailleurs…
Edwin, qui est encore plus en retrait, qui juge vite, qui n’est pas courageux et qui ne croît en rien du tout. Un peu le personnage chiant de l’histoire.

Virgil, qui ne fait pas parti du groupe d’amis à proprement parler mais qui est un garçon très très charmant, très très serviable, d’ailleurs, j’ai un tout petit crush sur lui. C’est un personnage juste incroyable, bien travaillé, qui peut paraître froid mais qui est tellement gentil et compréhensible…

Charles et le directeur, que j’ai adoré détesté. Ils ont un certain charisme, et c’est des personnages très travaillés, ce n’est pas des méchants placés là par hasard, des clichés ambulants, loin de là.

Mr. Hart et Mr. McLachlan, qui sont des professeurs juste incroyables, je veux les mêmes professeurs ! Plus sérieusement, ces personnages sont très touchants, c’est des professeurs, oui, mais pas que. On les voit devenir presque amis avec leurs élèves, et c’est tellement beau à voir…

Docteur Mitchell, Augustus… Il y a d’autres personnages, aussi, sur lesquels je ne vais pas m’attarder mais qui sont tout aussi bien travaillés.

Je vous avoue que j’ai eu très très peur lorsque j’ai commencé ce livre. Ce n’est pas à notre époque, ça concerne les fantômes… Je n’avais pas de base de vocabulaire à propos de ces deux choses ! Et pourtant, j’ai réussi à terminer ce livre. Alors certes, je lisais 50 pages par jour, certes j’ai mis un certain moment, mais après tout, c’est bien de savourer un livre, une histoire. J’ai eu beaucoup de mal à dire au revoir à ces personnages, au final, et j’ai déjà envie de relire ce bouquin.

C’est une histoire bouleversante, qui m’a fait peur, c’est vrai, ce n’est pas à lire la nuit, lorsqu’on est seul haha, mais qui m’a fait énormément pleurer, aussi. Pendant 10 bonnes minutes, j’ai sangloté lors d’un passage et j’ai dû faire une pause. Je connais bien les livres de Kelley York, je m’attendais à pleurer, mais autant ? Non. Les personnages sont vraiment travaillés, on voit que les auteurs ont une certaine alchimie, certes, mais aussi que les recherches ont été faites, que ces personnages ont été réfléchis.

Petite parenthèse, je tiens à dire que le sujet de l’addiction est abordé, oui, le sujet de l’anxiété, aussi, oui, du rejet, aussi, mais surtout du viol. Alors gros TW, pour le coup. Les scènes ne sont pas décrites, mais le personnage a des flashbacks et nous raconte le début des choses…

En bref, un livre qui m’a bien bouleversé, qui m’a fait pleurer, qui m’a fait peur, et qui m’a étonné. Des personnages juste extraordinaires, auquel on s’attache rapidement, et très fortement. Des rebondissements au fil du récit, on ne s’ennuie jamais. La plume des auteurs, qui est sublime, agréable et addictive. Un récit en Anglais qui est abordable. (mais je le déconseille en tant que toute première lecture VO.) Un vrai coup de coeur, qui ne détrône pas Suicide Watch, mais presque ! Je lui donne 5/5, 10/10, 20/20, et je vous le conseille !

Merci à Kelley York et Rowan Altwood !

Sortie le 1 juin 2018.