samedi 18 août 2018

54 minutes, Marieke Nijkamp.


54 minutes, Marieke Nijkamp.

Nombre de pages : 304.
Editeur : 
Hachette Romans
Langue : Français.

                                                                            10  h  08 – KEVIN
Mec, il se passe quoi ? Réponds-moi  !

10  h  09 – SYLVIA
Tyler est revenu.

10  h  11 – MATT.
Claire j’ai trop peur. Il tire sur les gens. Qu’est-ce que je fais  ? CLAIRE DÉCROCHE S’IL TE PLAÎT  !

10  h  27 – AUTUMN
Ça ne peut pas être vrai. Ça ne peut pas être Ty. Ça ne peut pas être mon frère.

10  h  30 – TYLER
Aujourd’hui vous m’appartenez tous.
Aujourd’hui vous allez m’écouter."


Hello,

On se retrouve aujourd’hui pour une chronique qui va être compliquée à rédiger. Parce que c’est un livre qui parle d’un sujet sensible, un sujet surtout très dur, mais aussi parce que c’est le livre qui m’a officiellement fait perdre toute l’eau que j’avais dans le corps, dans les yeux plus particulièrement. Non mais, plus sérieusement, j’ai énormément pleuré en lisant ce bouquin. Ce n’est pas une mauvaise chose, loin de là, mais c’est un livre qui m’a touché et que je ne pense pas relire de si tôt. Pas quand je vais mal en tous cas. (ce qui est le cas actuellement, voilà pourquoi j’ai plus aucune larme…) Mais c’est un coup de coeur. Je vais tenter de faire une chronique plutôt courte, puisque c’est un livre assez connu et que je pense que vous en avez toutes et tous entendus parler.

Ici, nous rencontrons Claire, jeune fille qui est dans le “club” d’athlétisme, qui est plutôt douée et qui a une certaine pression sur elle. Elle a aussi comme but de s’engager (dans l’armée) mais ce sera sans doute pour plus tard. Dans tous les cas, son surnom lui convient bien, puisque c’est “sergent”. Son meilleur ami, Chris, l’appelle comme ça. On ne sait pas grand chose de lui, mis à part le fait que c’est une bonne personne, sur qui Claire peut compter. On sait aussi qu’il a peut-être des petits sentiments amoureux pour sa meilleure amie. Claire est bien entourée, en effet, elle a aussi une soeur, Trace, qui s’est engagée puisque plus vieille, ainsi qu’un frère, Matt, qui a une maladie qui l’oblige à avoir des béquilles. Il est plus jeune, il a un an de moins que Claire je crois. Cette famille est vraiment extraordinaire, tous très attachant, même si on ne connaît pas vraiment Trace. Ils sont soudés, prêts à tout l’un pour l’autre. J’ai eu un immense coup de coeur pour Matt, qui m’a vraiment beaucoup touché. Je peux pas en dire trop, mais ouais, il m’a fait pleurer.

Il y a Tomas, le clown du lycée, toujours sûr de lui mais surtout de ses blagues. Il fait vivre de sacrés choses aux professeurs, et dès le début d’année, il se retrouve dans le bureau de la principal. Mais quand on regarde bien, quand on apprends à le découvrir, le connaître, on voit un jeune homme prêt à tout pour sa soeur. Un jeune homme aimant et courageux. Un jeune homme proche de sa famille, qui supporte pas si bien le fait que sa mère perde un peu les pédales, la mémoire, mais qui ne le montre pas. Sa soeur, c’est Sylvia, une jeune fille amoureuse et tellement touchante. Et elle aussi, si courageuse.Et puis, il y a Fareed, le meilleur ami de Tomas. C’est les deux clowns de l’établissement, mais dès lors que les coups de feu se font entendre, ce dernier prends les choses en main, devient sérieux. Si j’ai bien compris, il vient d'Afghanistan et connaît malheureusement la guerre. D’ailleurs, je n’ai pas bien compris si Tomas et Sylv sont Mexicains ou Argentins? Ou Brésiliens?
Eux aussi sont extraordinaires. Un beau trio qui s’entraide, une belle famille soudée. J’ai eu un coup de coeur pour Tomas, j’ai aussi beaucoup pleuré pour lui.

Et puis, il y a la petite amie de Sylv, Autumn. C’est une artiste, une danseuse plus particulièrement. Elle a perdu sa mère dans un accident, cette dernière venait la rechercher quand elle a eu l’accident. Elle se sent donc coupable et a du mal à supporter la vie en général. Ce qui l’aide, c’est la danse, qu’elle n’arrête pas malgré les cris, les ordres, et les coups de son père devenu alcoolique suite à la mort de sa femme, qui elle aussi était une grande danseuse. Ce qui la maintient en vie, c’est aussi Sylvia, qui est une petite amie exceptionnelle, et leur relation est beaucoup trop belle et tellement pure, même si Sylv cache des choses à Autumn. Cette dernière a un frère, Tyler, qui est un jeune homme torturé, qui a radicalement changé depuis la mort de sa mère. Lui qui était toujours présent pour sa soeur la regarde désormais se faire frapper par leur père sans même bouger. Il l’incite même, en lui avouant qu’elle continue la danse malgré tout. Un personnage que j’ai detesté, mais qui est vraiment bien travaillé.

Il y a d’autres personnages bien évidemment. Des professeurs, la principale, le gardien, celui qui surveille le lycée, qu’on peut sans doute considérer comme “le policier”. Des camarades de classe, des jeunes gens qui ont la vie devant eux…

Il y a les chapitres, qui sont divisés en plusieurs parties, on suit le point de vue de plusieurs personnages. Mais il y a aussi les échanges sur Internet, et les post sur un blog. On y suit la fille d’un des professeur, on y suit les tweets des personnes présentes dans l’auditorium lors de la fusillade, mais aussi ceux qui ont décidé de secher les cours. Les messages privés de Jay à Kevin m’ont particulièrement fait pleurer (toutes les larmes de mon corps. Et ce n’était que quelques petites phrases…) et m’ont touché. Mei aussi est touchante.

C’est une histoire importante, vraiment. C’est triste, mais malheureusement réaliste. Moins en France, mais aux US, c’est très fréquent. C’est important de lire ça, de prendre conscience des choses terribles qui peuvent arriver. C’est important de se prendre une grosse claque et de se dire que le monde n’est pas tout rose, que le pétage de plomb d’une seule personne peut tuer une quarantaine de personnes. C’est important parce que même si c’est fictif, il y a quelques mois, quelque chose de ce genre s’est passé dans un établissement scolaire, et des adolescents qui n’ont rien demandé à personne, qui avaient de l’espoir, qui espéraient un futur ont été tués. Et ce n’était pas fictif.

Par contre, je ne pense pas que c’est à mettre entre toutes les mains. Il y a des passages sanglants, violents, juste horribles qui m’ont donné envie de vomir. L’évocation d’un viol, aussi. Des paroles homophobes. Je dirais qu’à partir de 16, ou 17 ans, puisque c’est l’âge des personnages. Voir un peu plus âgé. Tout dépends de la sensibilité de la personne, quoi, mais ne pas lire ce bouquin à 10/12 ans.

Je ne sais que dire de plus. La plume de l’auteur est vraiment fluide, ça se lit rapidement, on veut savoir comment ce carnage se finit. On a de l’espoir, jusqu’au bout. Mais l’auteur n’hésite pas à tuer des personnages, il faut le savoir. Ca peut être un frein pour certains lecteurs, je le précise donc.

En bref, une énorme claque. Un gros coup de coeur. Un livre très important, assez cru, qui est malheureusement très réaliste. Une histoire qui prends au tripes, qui me perturbe encore alors que je l’ai terminé. Je ne pense pas oublier cette histoire, jamais. Si vous vous sentez prêt à lire ce livre, foncez, vraiment. Je lui donne la note de 5/5.

mercredi 15 août 2018

Brother Auto Spot, Micuro Noici.


Brother Auto Spot, Micuro Noici.

Nombre de pages : 160.
Editeur : Taifu Comics

Langue : Français.

"Seina est tatoueur. Un jour, un dénommé Jin entre dans son salon et lui demande un tatouage dont le design serait imaginé par lui-même. Surpris par cette étrange requête, mais heureux de voir son talent reconnu, il décide de relever le défi qui lui est donné. Afin d'échanger sur le futur dessin, Jin rend souvent visite à Seina. Au fil de ces rencontres, une amitié commence ainsi à se nouer entre les deux garçons. Pour Seina, qui n'a pas vu ses parents et son grand frère depuis 7 ans, Jin est comme ce grand frère, fier et attentionné, qu'il n'a jamais eu. Malheureusement, Seina va découvrir le secret que lui cache Jin. Leur rencontre était-elle vraiment le fruit du destin ? Cette vérité dévoilée risque de bouleverser la vie de notre jeune tatoueur."


Hello!


Aujourd’hui on se retrouve pour la chronique d’un manga Yaoi qui est un véritable petit bonbon, un livre doudou. Franchement, c’est un coup de coeur et je l’ai su des que j’ai refermé le manga. Je vais tenter de vous donner envie de lire ce bouquin, mais sans trop en dire parce qu’il est court, et je ne veux pas spoiler, je veux vous laisser découvrir certaines choses. Je m’excuse donc si la chronique est “trop” courte.


Dans cette histoire, nous rencontrons Seina, un jeune tatoueur, donc on ne connaît pas l’âge. Mais je dirai la vingtaine, quand même. C’est un petit solitaire, qui ne sort que rarement, mais il a quand même un certain entourage. Ou du moins, des amis, il s’est éloigné de sa famille d’un coup, pour une raison… Seina est donc un artiste, et quel artiste ! Ces tatouages (qu’il fait, ou qu’il a sur le corps) sont tout simplement sublimes. En tant que grande fan de tatouage, j’ai craqué. Je veux que ce personnage fictif me tatoue ! Plus sérieusement, si la mangaka se lance dans le tatouage, dans ce genre, je suis preneuse ! Au delà de son job de tatoueur, de cette passion, il aime parler politique. Il s’en cache un peu, il dit qu’il connaît ça grâce à la télévision, mais en réalité, il aurait pu finir politicien…
C’est un jeune homme timide, quand même, qui a besoin d’attention même s’il ne le dit jamais. Il est solitaire mais a parfois besoin de compagnie. Et je me suis reconnue en lui. Cette envie d’être seul, mais jamais trop longtemps, je la connais. Il m’a beaucoup touché, et sa relation avec sa famille m’a fait un petit quelque chose au coeur, même si on en apprends pas tellement. Un personnage attachant.


Et puis, il y Jin. On ne sait pas grand chose de lui, sauf qu’il aime les tatouages mais est assez difficile, ce qui peut se comprendre puisque c’est à vie. Lorsqu’il débarque chez Seina, on voit qu’il a des marques dans le dos : il a déjà tenté avec plusieurs tatoueurs mais ça n’a pas marché, il n’aimait pas alors il les a stoppé. Malgré cela, il donne carte blanche à Seina, sans avoir peur. En lui faisant confiance. A côté de cette passion qui se développe au fil du récit, il tient une librairie, mais on ne le voit que très peu dans celle ci. Il reste un personnage très mystérieux, il est moins solitaire que Seina, plus ouvert, moins timide, mais on ne sait presque rien de son passé, et c’est dommage, parce qu’il a l’air d’être quelqu’un d’intéressant. Malgré tout, on voit que sous son pseudo physique de bad boy, il est attendri par Seina, et même s’il n’est pas très avare de compliments, il se débrouille comme il peut. C’est un personnage très attachant, vu ses réactions face à Seina.


Il y a des personnages secondaires, bien évidemment. Toki et Anji, les deux amis de Seina, qui ont l’air vraiment proches entre eux. Ils sont très bruyants, chiants, limite, mais on voit qu’ils tiennent à Seina et qu’il tentent de le faire sortir, de le faire parler, sans pour autant le forcer.
Tôma, qui est le meilleur ami de Jin, celui qui lui a conseillé d’aller chez Seina pour se faire tatouer. Je ne peux en dire plus sur ce personnage puisque ce serait spoiler, mais c’est un personnage très intéressant, et je trouve qu’il mérite un tome rien que pour lui, tout comme Toki et Anji d’ailleurs.


Cette histoire m’a beaucoup plu, non seulement parce qu’elle parle de tatouages, c’est au centre de l’histoire, mais aussi parce que c’est tout doux. Comme je l’ai dis plus haut, c’est un vrai manga doudou, que je relirai quand je ne me sentirai pas bien. Il est tombé au bon moment, je crois. Il n’y a pas d’homophobie, pas de question de coming out, aucune prise de tête. Il y a un certain moment de flottement, mais il n’y a pas de soucis pour l’aveux des sentiments. Il n’y a pas des pages et des pages de “oh suis-je gay ? Est-ce que c’est seulement lui? Ohlala que vais-je dire aux autres”. Non, là, c’est juste… un laisser aller complet. Ils se lâchent, tout simplement. Ils ne pensent pas. Ou plutôt, ils ne pensent qu’à leurs sentiments.


J’ai beaucoup aimé le fait que le consentement et le corps du partenaire soit respecté. Ce n’est pas pour montrer du doigt, mais dans énormément de Yaoi, la question du consentement.. Ce n’est pas ça quoi. Dans ce bouquin, il y a les questions “je peux t’embrasser ?” et “Je peux te toucher?”, ce qui est rarement le cas dans les mangas. D’ailleurs, il n’y a qu’une scène de ce genre, qui n’est pas vraiment détaillé, qu’on passe vite contrairement à beaucoup d’autres Yaoi.


En bref, un très bon manga Yaoi, qui est un véritable coup de coeur pour moi. Les dessins sont sublimes, et l’histoire est très belle, sans trop de clichés. Les personnages sont attachants, bien qu’un peu trop mystérieux à mon goût, mais je suis une grande curieuse. Pour un premier manga (c’est ce que la mangaka précise au tout début), je trouve que c’est vraiment bien. Je donne la note de 5/5, et j’espère vous avoir tenter, parce que j’ai bien envie de parler de ce manga pendant des heures !

samedi 11 août 2018

Antisocial, Heidi Cullinan.


Antisocial, Heidi Cullinan.

Nombre de pages : 500.
Editeur : Auto édition.

Langue : Français.

"
A single stroke can change your world.

Xander Fairchild can’t stand people in general and frat boys in particular, so when he’s forced to spend his summer working on his senior project with Skylar Stone, a silver-tongued Delta Sig with a trust fund who wants to make Xander over into a shiny new image, Xander is determined to resist. He came to idyllic, Japanese culture-soaked Benten college to hide and make manga, not to be transformed into a corporate clone in the eleventh hour.

Skylar’s life has been laid out for him since before he was born, but all it takes is one look at Xander’s artwork, and the veneer around him begins to crack. Xander himself does plenty of damage too. There’s something about the antisocial artist’s refusal to yield that forces Skylar to acknowledge how much his own orchestrated future is killing him slowly…as is the truth about his gray-spectrum sexuality, which he hasn’t dared to speak aloud, even to himself.
Through a summer of art and friendship, Xander and Skylar learn more about each other, themselves, and their feelings for one another. But as their senior year begins, they must decide if they will part ways and return to the dull futures they had planned, or if they will take a risk and leap into a brightly colored future—together."


Hello,


on se retrouve aujourd’hui pour la chronique d’un livre qui m’a tenu un petit temps. Bien plus d’une semaine. Un bouquin VO de 500 pages me prends un certain temps, déjà alors imaginez vous un bouquin VO de 500 pages qui m’ennuie et m’énerve ! Et oui, j’aurai pu abandonner, mais… je n’arrive toujours pas à stopper une lecture en cours. Je dois encore apprendre, haha. Au moins, je ne suis pas déçue, j’ai bien aimé l’épilogue…


Nous rencontrons Xander Fairchild, qui est un jeune homme de vingt ou vingt-et-un ans. Il est en “Fac” d’arts, enfin il s’est spécialisé dans l’art en cours, quoi. C’est clairement un artiste, il sait dessiner, peindre, il a des yeux d’artiste et voit un peu tout, analyse tout avec ces yeux là, ce qui peut se montrer parfois agaçant. Au delà de ce talent, c’est un jeune homme assez solitaire, qui dit clairement qu’il n’aime pas les gens. Il est “asocial”. Il a des gens qui l’entourent, un meilleur ami, mais il a du mal avec les interactions sociales. Il n’a pas de réseau social, par exemple. Un vieux téléphone, mais qui ne sert pas vraiment puisqu’il ne réponds pas aux messages. Il a des soucis familiaux, aussi, une mère qui se laisse marcher sur les pieds, qui est loin de lui, et un beau-père incroyablement énervant et méchant sans aucune raison. Pas de quoi croire en l’Humanité, quoi, loin de là. C’est un personnage auquel j’aurai pu m’identifier, étant quelqu’un de très solitaire, n’ayant pas beaucoup d’amis. Mais je ne peux juste pas, il a des réflexions… argh j’avais juste envie de le tuer. Ces réactions face à la possible asexualité de Skylar, au tout début… Non. Ca m’a franchement blessé. C’est des préjugés, oui, des clichés idiots, il change d’avis au fur et à mesure, mais ces paroles n’avaient pas leur place ici, j’ai failli en pleurer. Apparemment, si on est asexuel, on ne trouvera jamais un partenaire. Oui oui. Et cet idiot a un meilleur ami ace et aro. Bref. Je ne me suis absolument pas attachée à lui, il m’a énervé, il a des périodes où il est égoïste, insupportable… Mais son évolution reste bien à voir. Il devient intelligent au fur et à mesure et apprends à bien traiter les autres, au lieu de se sentir supérieur.


Ensuite, il y a Skylar. Même âge que Xander, mais lui fait des études de commerces, limite management je dirais. A première vue, on pense que c’est un fils à papa, qu’il a tout ce qu’il veut. Un garçon déjà bien riche, qui a un avenir tout tracé. Sauf que ce n’est pas ce qu’il veut. Certes, il suit les instructions de son père, certes il va à des rendez vous avec des filles, certes il fait ces études là et espère entrer en école d’avocat, mais c’est parce qu’il ne sait pas qui il est réellement et qu’il préfère suivre l’opinion des autres, ce qui est idiot. Mais il s’améliore, il prends confiance en lui et il commence à se confier et se réveler. C’est un artiste lui aussi, mais il ne dessine pas, non, il écrit. On peut croire qu’il en a un peu honte, au départ, mais non. C’est juste qu’il sait que son père n’apprécierait pas. Et puis, il a tellement de préjugés dans sa tête, parce qu’il fait parti d’une fraternité, et c’est pas forcément la meilleure chose du monde pour un jeune adulte en plein questionnement… Skylar est dans le spectrum de l’asexualité. Sur la quatrième de couverture, c’est écrit “gray” mais il ne se colle jamais vraiment d’étiquette, c’est plutôt Xander qui le fait à sa place. (ce qui est drôle puisque lui ne se colle jamais d’étiquette… bonjour le perso chiant.) Et j’attendais beaucoup. Trop, sans doute. Parce qu’au final, on ne s’attarde pas tant que ça sur la question. C’est plus drama sur drama, il lui arrive que des mauvaises choses avec sa méchante famille mais alors son orientation sexuelle, on passe vite au dessus, c’est limite survoler et je m’attendais à rentrer dans les détails. Je connais peu les autres spectrums de l’asexualité. Je me dis ace, et point. Alors j’aurai aimé découvrir ces autres spectrums mais ce n’est jamais arrivé malheureusement, pas avec ce bouquin. Et puis bon, on passe un peu à des clichés du genre “tu te dis asexuel parce que tu n’avais pas trouvé la bonne personne” “oh avec lui j’ai des réactions, des pulsions, oh c’est le bon” et… argh. Je ne dois pas m’énerver, il fait trop chaud. J’ai juste envie de faire bouffer ces préjugés de m…


Il y a beaucoup de personnages secondaires, et je vais devoir parler d’un en particulier.
Zelda. Non binaire, mais du coup, je ne sais nos pronoms neutres à nous. Je ne vais pas mettre they. Ou them. donc, je vais écrire iel. Iel est une personne aro-ace. Aromantique, asexuelle. Ca n’empêche absolument pas d’avoir un coeur et de connaître la définition de gentillesse, hein. MAIS ALORS DANS CE BOUQUIN, si. C’est juste une personne désagréable, méchante, qui ne veut pas que Xander traîne avec Skylar, qui ne veut pas qu’il tombe amoureux de lui, qui essaye de l’éloigner, qui a des paroles désobligeantes et mince quoi. Ce n’est pas parce qu’une personne est aromantique et asexuelle qu’elle ne peut pas avoir des paroles gentilles, des amis, qu’elle ne peut pas être entourée et agréable ! Alors oui, bon, il y a des moments où iel est adorable… Mais justement, dès qu’iel se calme, on n’entends plus parler d’iel, comme si iel était moins intéressant.
Après, il y a Sara, Jacob, Cory, Unc, Pamela, mais franchement? On ne sait presque rien sur eux alors qu’il y a 500 pages et des passages inutiles avec Xander et Skylar. Enfin bon, c’est le choix de l’autrice.
Je tiens aussi à préciser que les parents, beaux-parents sont de bons gros clichés dans ce bouquin. Des gens insupportables qui s’en foutent de leur fils ou qui cherchent à les commander. Surtout père/beau-père. Ah les clichés…


C’est une histoire franchement parfaite pour l’été, il y a pas de soucis là dessus, ça se passe en été et aussi en automne. Mais alors, c’est la bonne lecture pour finir énervée, et quand il fait si chaud, ce n’est pas super cool.
La seule chose qui m’a plutôt détendue, c’est l’art. Parce que les tableaux, les peintures de Xander sont bien décrites, on peut les imaginer, il y a des scènes vraiment relaxantes. Il en fallait bien, vu les clichés et les conneries qu’il y a….


En bref, une bonne petite déception. J’attendais beaucoup mieux, sachant que j’aime bien l’autrice. J’avais craqué pour la quatrième de couverture,, le “gray-spectrum sexuality”, mais aussi pour la couverture qui fait très manga Yaoi. Mais je regrette un peu mon achat. La plume reste fluide malgré tout et je pense que ce livre peut se lire rapidement si l’histoire plaît. Je lui donne la note de 2/5.

samedi 28 juillet 2018

6LDK, Kurumi Ohtsuki.


6LDK, Kurumi Ohtsuki.

Nombre de pages : 192.
Editeur : Boy's Love

Langue : Français.

"Dans la Maison aux Chênes vit une joyeuse bande de colocataires. Kidô-san, le dernier arrivé, fait donc ainsi la connaissance de Matsumoto, alias «Maman», qui interdit qu'on touche à sa cuisine, Lenny, étudiant américain et otaku sur les bords, Akito, binoclard presque muet qui se prend la porte à chaque fois qu il enlève ses lunettes, et surtout Shiina, le fils du propriétaire, joli visage mais ca- ractère explosif. Tous ont des caractères très différents, et la colocation n'est pas toujours facile... Surtout quand l'amour s'en mêle ! - - Manga Yaoi - Volume 1 (One Shot) - 192 pages - -"

Hello!

On se retrouve aujourd’hui pour la chronique de mon manga favori. D’ailleurs, ça fait un petit moment qu’il occupe cette place de manga préféré, bien trois ans maintenant. Avant, j’étais du genre à dire que toutes les séries de mangas que je lisais étaient mes favorites, mais j’ai eu un énorme coup de coeur pour ce Yaoi, et il est indétrônable depuis. Je ne sais toujours pas expliquer pourquoi ce coup de foudre…

Peut-être l’originalité. En effet, c’est une histoire qui se déroule dans une colocation. On suit chacun des personnages, il y a trois histoires. Je suppose que pour beaucoup, c’est trop cliché d’avoir une “maison de gays” mais, déjà, ça peut être le cas dans la vraie vie pour être plus safe, et dans tous les cas, on ne dit jamais qu’ils sont tous gays. Il n’y a pas d’étiquettes, on sait seulement que l’un des garçons se pensait hétéro, mais point.

Le titre, 6LDK fait allusion au nombre de pièces de l’appartement, plus particulièrement les chambres. Comme nous pour les T3, F4…


Donc, commençons par la toute première histoire :The big dogs move in together. Nous découvrons Kidô, un jeune écrivain de 28 ans qui a décidé de se mettre en colocation pour que ça lui revienne moins cher, puisqu’il a tout quitté du jour au lendemain pour se focaliser sur le métier d’écrivain, qu’il pratiquait avant en tant que métier secondaire. Nous suivons son arrivée dans cette nouvelle maison, avec ces nouvelles têtes, ces nouvelles personnes, ces nouvelles tête à supporter. C’est un jeune homme assez mature, mais naïf, je trouve. Et très sensible, Il se vexe très vite et prends trop à coeur des choses sans réels intérêts. Mais il a un très grand coeur, il est prêt à tout pour satisfaire l’un de ses colocataires, sur qui il craque. C’est un personnage attachant, même si ce n’est pas un personnage très travaillé, et qu’il peut être un cliché des personnages de mangas, quoi.

Et puis il y a Shiina, le fils du propriétaire, 23 ans, travaillant dans une boutique de vêtements à temps partiel, restant à la maison la plupart de son temps libre. C’est un jeune homme assez difficile à cerner, je pense. Il est lunatique (et pas bipolaire, merci.) et c’est compliqué pour lui d’être vraiment très gentil pendant toute une journée. Il porte un amour inconditionnel à son chiot, un Spitz Japonais de six mois. On voit d’ailleurs que c’est un fana d’animaux dans tous les cas. Un rendez vous au cinéma, il dit non, un rendez vous au zoo, il accepte de suite. C’était vraiment très mignon. Il peut se montrer assez froid, sarcastique, mais derrière il a un petit coeur, et il sait bien évidemment montrer ses sentiments quand il le faut. Il regrette parfois ses conneries, qui peuvent blesser les autres. C’est un personn ge intéressant, pas trop cliché, auquel je me suis identifiée pour la partie ‘fana d’animaux”.

La deuxième histoire, qui s’intitule Maniac Love Life suit deux autres personnes de cette colocation. Tout d’abord, Leonard, ou plutôt Lenny. C’est un Américain venu étudier au Japon, qui a de suite tendu sa main à celui qui en avait besoin, c’est à dire Akito. Ce jeune homme de 23 ans est étudiant en pharmacologie, et a une certaine passion pour une jeune fille qui joue dans une série, je suppose. Il aime aussi beaucoup les cosplays, pas sur lui mais sur celui qu’il aime. C’est un personnage au grand coeur, attachant, on n’insiste pas trop sur le fait qu’il est étranger et cela m’a plu. Il tire vers le haut ses amis, plus particulièrement Akito, à qui il sert aussi d’interprète. Il a aussi son petit caractère et ne se laisse pas faire par Shiina.

Et puis, il y a donc Akito. C’est un jeune étudiant de 20 ans qui ne parle presque plus depuis une certaine mésaventure en cours. Il ne parle que d’une toute petite voix à Lenny, mais sans plus. Il a besoin de ses lunettes sinon il se prends tous les murs et les portes, et ça peut parfois poser problème pour ses cosplays (lorsque la personne souhaite lui retirer ses lunettes) mais il y a surtout une chose qui lui pose problème, pour les cosplays mais aussi dans la vie de tous les jours : il a un accent. Ce dernier est comparable à l’accent Ch’ti chez nous. Et donc, il en a honte, à cause des moqueries de gens idiots. C’est d’ailleurs pour ça qu’il a besoin de Lenny en tant qu’interprète : il n’ose plus parler, ou on ne le comprends pas. Il a beau faire des efforts, il n’y arrive pas. Et ce n’est pas à lui de faire des efforts, mais aux autres, je trouve. C’est un personnage super attachant, beaucoup trop mignon, et pas trop cliché.

Et la dernière histoire, avant le bonus sur Shiina et Kidô. Elle s’appelle L’éducation du chiot commence. Oui, il y a beaucoup d’allusions aux chiens dans ce bouquin, mais la mangaka le dit elle même, elle adore les chiens. Les personnages sont comparés à des races de chiens, et je ne trouve pas cela péjoratif mais plutôt mignon, et drôle à la fois.
Donc, pour en revenir à nos moutons, ou plutôt à nos chiens, dans cette dernière histoire nous découvrons la “maman” de la maison, qui n’est autre que Matsumoto. Ancien membre d’un groupe,âgé de 26 ans, il travaille désormais dans un magasin, où il mets en rayon des CDs. C’est le personnage le plus discret de la coloc’ je trouve, mais il est essentiel. En effet, c’est lui qui mets en place le roulement des tâches ménagères, lui qui cuisine, lui qui s’occupe des petits soucis de la maison, des problèmes de coeur… Il travaille aussi en tant que barman, aîné d’une fratrie de quatre frères et soeur, et un seul parent pour s’occuper d’eux, il se doit d’envoyer de l’argent pour les aider. D’ailleurs, à cause de tout cela, il se retrouve vite fatigué, à devoir bouger partout. Il ne s’occupe jamais de lui, il ne se pose jamais.

De l’autre côté, il y a Kotarô Aizawa, inconnu pour nous puisqu’il n’habite pas dans la maison. Il a 22 ans et est un collègue de Matsumoto. Un véritable fanboy de son groupe, par la même occasion. Il ne voit pas que ça, il finit par craquer pour Matsumoto mais pas parce qu’il était un de ses idoles, plutôt parce qu’il voit qu’il a besoin d’un coup de main, qu’il devrait avoir quelqu’un pour s’occuper de lui comme il s’occupe des autres, qu’il le mérite. C’est un personnage qui reste super mystérieux, on ne connaît rien de lui et c’est très dur de s’attacher, mais on voit que c’est un bon garçon. Par contre, petit (gros) soucis de consentement dans cette histoire là. En général, je passe cette histoire, lors de mes relectures. Là, je devais la lire pour vous la chroniquer.

Ces cinq (six si on compte Kotarô) jeunes hommes sont attachants. Ils n’ont rien en commun, et se retrouvent à partager une maison, à manger ensembles, se débrouiller pour les tâches ménagères, s’entraider… Et je trouve cela très beau à voir.

En bref, un très bon Yaoi, que j’adore toujours autant, même si ça fait une dizaine de fois que je le relis. Des dessins très beaux, le coup de crayon me plaît particulièrement. Quelque chose d’original avec cette histoire de colocation. De base, je mettrai 5/5 à ce manga, parce que je passe toujours la dernière histoire donc je ne vois pas le point négatif. Mais puisque je me dois d’être objective, puisque là je l’ai relu, et que ça m’a encore une fois posé problème, je lui donne la note de 3/5 et je vous recommande de découvrir cette mangaka si ce n’est pas déjà fait !

mercredi 25 juillet 2018

Par delà l'océan, Keira Andrews.


Par delà l'océan, Keira Andrews.

Nombre de pages : 352.
Editeur : MxM Bookmark.

Langue : Français.

"
Même si ça implique d’abandonner son boys band en pleine tournée, Troy Tanner ne laissera pas son petit frère gâcher son futur de la même manière que leur père a détruit sa vie. Décollant d’Australie à bord d’un jet privé qui le ramène chez lui, Troy et le pilote Brian Sinclair survolent l’immensité de l’océan Pacifique sud quand un cyclone venu de nulle part change leurs plans.

À des milliers de kilomètres de toute civilisation, l’eau turquoise et la plage de sable blanc ont un côté de paradis. Et quand les jours se muent en semaines, sans personne pour venir à leur rescousse, Troy et Brian se rapprochent, et leur amitié se mue en désir.
Alors qu’ils se découvrent, le monde qu’ils ont construit ensemble bascule dans le chaos. Si Troy et Brian réussissent à quitter cette île, leur amour y résistera-t-il ?"


Hello!


Aujourd’hui, on se retrouve pour la chronique d’un livre qui a été ma toute première lecture commune ! Depuis le temps que je voulais en faire une, haha! Et donc, cette lecture commune a été faite avec Sonny's diary, que j’ai connu via Instagram. (petit instant pub? Allez, venez nous suivre sur Insta!)  Il y a eu un petit cafouillage, sur les débuts. Nous avions dis deux chapitres par jour, et j’avais compris 50 pages par rapport à une discussion. Parfois ça coïncidé, certains chapitres faisant 25 pages, mais d’autres fois non. Je pense qu’on peut quand même dire que c’était une lecture commune malgré ça, puisqu’on s’est rattrapé ensuite. D'ailleurs, sa chronique est à retrouver ici.


Ce bouquin a longtemps traîné dans ma Wishlist, et ma mère, en ayant marre de le voir dans ma liste pour Noël ou mon anniversaire, a fini par me le prendre. Sauf qu’ensuite, il a traîné dans ma PAL, haha. Pour ma défense, j’attendais l’été pour le lire, vu l’histoire et la couverture. Je n’aurai pas aimé faire cette lecture en hiver, je pense.


Dans cette histoire, nous rencontrons Troy (en tant que fangirl de High School Musical, j’étais vraiment perturbée au début, je me disais qu’à tout moment, il y aurait un ballon de basket, ou Gabriella.) qui est un homme de 26 ans, une charmante rock star qui fait bien vendre. Il a un groupe, avec son frère et d’autres personnes, qui attirent de nombreux fans. Ou plutôt nombreuses groupies. Monsieur peut donc se permettre de coucher avec des fans tous les soirs…. Et le reste du groupe aussi,bien évidemment. Ca donne pas envie, n’est-ce pas ? Ouais je suis d’accord. Et c’est cette image qu’on aura de lui au début du roman, pendant les toutes premières pages. Le gars rebelle et populaire, le chanteur bad boy… Sauf que Troy est bien loin d’être quelqu’un comme ça. J’ai juste totalement craqué sur son personnage. Sous ces airs forcés de bad boy qui court après les filles, il a un énorme coeur. Il a un passé compliqué : être star depuis gosse n’est pas une bonne chose, souvent. Il a d’abord fais une série, puis le groupe s’est formé, et il est toujours dans ce monde. C’est très dur à vivre, sachant tous les excès qu’il peut y avoir. Lui, il gère. Enfin, un peu. Les autres non, et il a peur de ce qui peut se passer par la suite, il décide donc de faire ce qu’il pense être un caprice de star : rentrer chez lui, en pleine tournée. C’est bien loin d’être un caprice, c’est une bonne chose mais bref. Malheureusement pour lui, le moment est mal choisi, et lors d’une tempête qui arrive brusquement, l’avion se crash sur une île. Et je crois que c’est à ce moment là qu’on apprends à connaître le véritable Troy, un jeune homme doux, qui n’a pas peur de remonter ses manches et se mettre au boulot. Un jeune homme marqué par les évènements du passé. Un jeune homme qui n’aime pas forcément ce qu’il faut au niveau de la musique, mais qui se force. Un jeune homme qui ne s’est jamais vraiment ouvert, mais qui y arrive face au seul homme auprès de lui, Brian.


Parlons de Brian. C’est un co-pilote d’une trentaine d’années, presque quarante, je crois. Lui est plus discret, il se cache, s’isole de tout suite à un événement de son passé qui a chamboulé sa vie. Il ne vit que pour le boulot, désormais. Auparavant, il était pilote, mais cette carrière a été vite… finie. Co-pilote lui convient mieux, apparemment. C’est un homme qui ne se vante pas des choses qu’il a fait, de son travail. Il aurait plutôt tendance à se dénigrer, se disant que tout est de sa faute quand quelque chose de mal arrive. Il est vraiment très touchant. Par contre, je suis désolée de dire ça, mais je trouve ce personnage bien trop immature pour son âge. Oui, je sais, l’âge ne fait pas la maturité, mais il ne faut pas abuser non plus. Il prends des décisions bêtes parce qu’il croit quelque chose juste en voyant un truc qui ne lui plaît pas… (je ne peux pas être plus précise sans spoiler, donc ma phrase ne veut presque rien dire, mais bref.) Et j’ai trouvé ça dommage. Je sais qu’ils ne sont pas comparables, mais… Troy est bien plus mature et posé que Brian, étonnamment. J’ai bien aimé ce personnage malgré tout.


Au niveau des personnages secondaires, il y en a pas mal, comme vous pouvez vous en douter, Troy est entouré…
Commençons donc par les fans, qu’on ne voit jamais dans ce bouquin, mais qui ont une place très importante, bien évidemment.
Ensuite, Tyson, le petit frère de Troy, celui qui casse l’écran, le plus “populaire” et mignon dans le groupe, le plus aimé, enfin, le plus tout apparemment. C’est un garçon qui a sombré dans la drogue, dans l’excès malgré son jeune âge.  Ce personnage est très intéressant mais trop survolé à mon goût. J’aurai bien aimé quelques petits chapitres sur lui.
Bea, la maman de Troy et Ty’, qui a une place importante elle aussi, mais que je vous laisse découvrir. Elle est très touchante, et drôle à la fois.
Le père de Troy et Ty’, qui a chamboulé la vie de ses fils, qui s’est occupé de lancer leur carrière et qui leur a mit une sacrée pression sur les épaules… Un personnage détestable, que je vous laisse découvrir même s’il est un peu survolé lui aussi.
Ceux qui s’occupent de la maison de disque, Savannah, l’ex copine de Troy  et la première partie de Next Up, son groupe, les gardes du corps…
Paula, qui est la pilote de l’avion lorsque Troy décide de partir. Une fan de Next Up, par la même occasion. Qui connaît beaucoup de choses sur eux. Qui m’a fait bien rire, au début.
Et j’en ai sûrement oublié, mais ce n’est pas grave!


Cette histoire se déroule principalement sur une île déserte, comme l’indique le titre et la couverture du livre. Et j’ai franchement adoré lorsque ces deux hommes que tout oppose se retrouvent sur une île, loin de tout, survivant tant bien que mal, tentant des choses, Troy apprenant même à cuisiner… C’était dépaysant et agréable. Les livres se passant sur une île déserte sont assez rares, je trouve, alors avec une romance M/M, c’est vraiment dur d’en trouver. Donc j’aimerai en trouver d’autres de ce genre, mais je vais patienter un bon petit moment.


Les points négatifs, maintenant. Alors, déjà, je me suis ennuyée vers la fin. Les cents dernières pages ont été compliquées à lire pour moi. Et ça rejoint le premiers points mais pfiou, une fois qu’ils ont couchés une fois ensembles, c’était parti. Et les scènes de sexe inutiles, à répétition, très peu pour moi. Il y a juste l’épilogue qui m’a plu, sinon j’en avais marre, et j’ai failli arrêter le bouquin en vérité. C’est fortement dommage.


En bref, une histoire pas trop mal, originale, qui m’a happé au début. Des personnages pas trop clichés, qui sont attachants. Une histoire d’amour qui prends du temps… Avant d’aller très très vite. La plume de l’autrice est fluide, c’était agréable à lire. Par contre, il faut aimer les longs chapitres. Je lui donne la note de 3/5, la fin a tout gâché pour moi.

mercredi 18 juillet 2018

LIFE, Eric et Franck Dufourmantelle.


LIFE, Eric et Franck Dufourmantelle.

Nombre de pages : 224.
Editeur : Allary.

Langue : Français.

"Brûlé à 95%, il survit grâce à la greffe de peau de son jumeau. 

Une première médicale mondiale.
Un matin de septembre 2016, Franck, technicien chimiste, manipule un bidon inflammable. Une explosion le fait flamber. Son corps est brûlé́ à 95 %, ses organes vitaux menacés. Ses chances de survie sont statistiquement nulles : on n'a jamais sauvé de grand brûlé́ à plus de 60 %. L'un des seuls morceaux de sa peau demeuré intact est tatoué d'un mot : " Life " ...

Son frère Eric indique immédiatement qu'il est prêt à devenir donneur de sa peau. Sourires embarrassés du corps médical : ce type de greffe est impossible. L'heure est au deuil, ou à peu près. C'est un miracle que Franck soit même encore " en vie ". Eric insiste : il veut donner, il est tout de même son jumeau, dit-il par hasard. À ce mot, le professeur Maurice Mimoun, chef du service des grands brûlés de l'hôpital Saint-Louis, vacille : " Vrai jumeau ? " Branle-bas de combat, tests génétiques, examen de passage devant l'Agence de la biomédecine, autorisation du procureur de la République : le feu vert est donné pour cette première médicale mondiale d'une greffe de peau presque totale.

Eric est " pelé́ à vif " pour donner sa peau à son frère. Après des mois d'incertitudes et de combats, Franck est sauvé. Les jumeaux ont vaincu la mort annoncée. Ils sont heureux, fiers, plus vivants que jamais.

Une aventure humaine d'une rare intensité́, sur fond de prouesse médicale.
Postface du professeur Maurice Mimoun."

Hello,

On se retrouve aujourd'hui avec une chronique particulière puisque ce n'est pas un roman...

Je tiens tout d'abord à remercier Babelio, ainsi que la ME, puisque j'ai reçu ce livre dans le cadre d'une masse critique.


J'ai repéré ce livre dès sa sortie. J'avais entendu parler de cette histoire, mais de loin, je ne m'y étais pas spécialement intéressée, parce que j'ai très peur du feu, et j'évite les articles, les informations concernant ce genre d'accidents...
Je n'ai pas craqué en librairie, parce que comme dit plus haut, le feu me fait peur et puis, je lis rarement de la non fiction parce que ça me bouleverse trop, et j'y pense longtemps après ma lecture.
Mais je m'intéresse particulièrement au don, greffe de peau actuellement, ayant quelques soucis de peau/sang. Enfin, je ne suis pas ici pour raconter ma vie....


En voyant ce titre dans la liste, j'ai fini par me lancer, et coup de chance, j'ai été choisi. Je suis contente d'avoir lu ce livre, vraiment.


C'est une leçon de vie, pour moi. Franck s'est retrouvé avec seulement 5% de chair "correcte", de peau "libre", encore vivante quoi. Encore présente, et ce, du jour au lendemain. C'est donc un grand brûlé, même très grand brûlé. Rare sont ceux qui s'en sortent en étant brûlé à 95%... Ca n'arrive jamais, en réalité. Il n'étais pas au bon endroit au bon moment. C'est arrivé, et... Il n'a rien pu faire contre, parce que vous vous en doutez, ce n'était pas prévu. Il connaissait bien son boulot, et était sûr de lui. La vie en a décidé autrement...
Il avait peu de chance de survivre. En effet, une fois que la peau est atteinte.. Autant surtout... Il n'y a plus de protection, et les virus, les bactéries s'enchaînent, le corps fatigue... Malgré l'obligation de le mettre dans un coma artificiel. L'autogreffe était possible, mais il n'y avait que 5% de peau, c'était peu. Alors, quand le professeur Mimoun apprends que le frère de son patient, qu'il croise tous les jours, est en réalité son frère jumeau (un vrai jumeau)... Il se lance dans une première mondiale. Prélever plus de 40% de peau saine sur Eric pour aider Franck dans cette survie. Ils n'étaient pas sûr qu'il le supporterait, d'ailleurs, le rejet était possible. Mais ils y ont cru, et ont commencés les démarches. Ils on eu raison.
Malgré ces greffes à répétitions, le corps de Franck était faible, malheureusement, et il a dû supporter des choses... C'est un véritable combattant. Il y avait plus de bas que de hauts. Beaucoup de soucis de santé, des rechutes, la peau qui ne cicatrise pas assez bien, et puis cette peur de son propre corps... Mais il s'est battu. Il a réussi.


C'est un livre plein d'espoir, une morale très touchante. On nous montre que la médecine est en constante évolution. Que rien n'est perdu, qu'on trouve toujours des solutions, surtout avec le professeur Mimoun, qui ne lâche rien. C'était beau à lire. On montre souvent du doigt les médecins, infirmiers, le monde de la médecine comme l'enfer, comme des méchants au final. Mais ce bouquin prouve qu'il y a bel et bien des personnes qui aiment leur métier, qui aiment la vie, et qui sont prêtes à tout pour sauver quelqu'un, même s'il y a peu d'espoir, 1% de chance.
C'est beaucoup d'humanité, d'affection, d'attachement, aussi. D'espoir, mais je ne fais que me répéter, là. 


Franck n'aime pas qu'on lui dise qu'il a eu de la chance, et je peux comprendre. Mais, même si je me doute qu'il ne lira jamais cet avis, je tiens à dire que cette force, ce caractère de battant, cette détermination à avancer malgré les hauts et les bas, c'est incroyable et ce n'est pas donné à tout le monde.


Eric, son frère jumeau, est tout aussi fort, et est lui aussi un modèle. Je ne peux pas imaginer à quel point cela doit être dur de savoir que son frère jumeau risque de partir à tout moment. Pareil pour tous les amis, les compagnes, les parents. C'est des modèles, vraiment. Cette force, cette façon d'être soudé est exceptionnelle.


Ce livre montre aussi que, malgré l'entourage, on peut devenir accro et dépendant à ce qui nous soulage. C'est bien de pouvoir souffler, de ne pas ressentir cette douleur, mais il y a des mauvais points à cette drogue "médicale". J'espère que Franck s'en est sorti de ce côté là.


En bref, une leçon de vie, de l'espoir, une histoire qui pourrait paraître fictive puisque première mondial, et donc, on ne connait que peu de choses sur ça, et franchement je ne pensais pas que cela était possible, mais qui est bel et bien réelle. Des personnes qui méritent très franchement tout le bonheur du monde. Des personnes fortes qui peuvent être des modèles. J'espère que ce livre sera lu à/par de grands brûlés. L'espoir fait vivre.



PS : le fait que le seul petit bout de peau saine sur son bras soit le tatouage "LIFE" est juste tellement beau.

samedi 14 juillet 2018

You know me well, David Levithan et Nina Lacour.


You know me well, David Levithan et Nina Lacour.

Nombre de pages : 250.
Editeur : McMillan.

Langue : Anglais.

"Mark and Kate have sat next to each other in class for an entire year, but have never spoken, until they meet by chance one night out in the city, miles from home. Little do they know how important they will become to each other.."

Hello,

On se retrouve aujourd’hui pour une chronique qui va être compliqué à rédiger pour moi. En effet, c’est un livre écrit par mon auteur favori, et c’est un livre… que je n’ai pas aimé. Alors non, je ne vais pas me mettre la pression parce que je ne suis pas fan de tous ses livres, mais ça fait toujours bizarre de se dire qu’on a pas aimé, quoi. Moi qui pensait adorer tous ses bouquins…

Ici, nous rencontrons Mark, un jeune adolescent gay, joueur de baseball, et donc out. Il n’a pas honte, il assume entièrement. Ce qu’il assume moins, c’est ses sentiments. En effet, ce jeune homme craque pour son meilleur ami qu’il connaît depuis toujours. C’est surtout par rapport à cela qu’on le suit, ce n’est pas à propos de son homosexualité, de la difficulté des adolescents à s’accepter, comme dans presque tous les YA actuels, ce n’est pas à propos de sa crise d’adolescence non plus, c’est seulement sur l’amour non réciproque et comment on peut le vivre. C’est très beau à voir, oui, mais il y a un petit côté toxique, j’en reparlerai plus tard. Ce personnage n’était pas bourré de clichés, bien travaillé. Un peu trop naïf, par contre. Mais dans tous les cas, je ne me suis absolument pas attachée à ce personnage. Je crois que c’est le personnage de David Levithan, mais je n’ai pas aimé. Il m’a énervé, il était limite de trop dans ce roman, sans vouloir être méchante. Tout comme son meilleur ami.

L’autre personnage principal, c’est Kate, Katie. C’est une jeune fille rayonnante, une jeune artiste qui est dans la même classe que Mark, mais elle ne lui parle jamais. Elle est dingue de peinture, d’art en général, mais ne se fait que très peu confiance. Elle n’aime pas forcément ce qu’elle fait, malheureusement, mais on se rends compte qu’elle est doué. C’est une jeune fille tellement touchante, tellement attachante, j’ai adoré ce personnage, et c’est uniquement pour elle que j’ai poursuivi ma lecture, je voulais connaître la fin de son histoire. De ses questionnements. Ce n’est pas à propos de son coming out, encore une fois de savoir son orientation sexuelle ou romantique. C’est d’autres questionnements que je vous laisse découvrir, parce que oui, même si je n’ai pas aimé ce bouquin, je vous le recommande, haha.

Ensuite, il y a Ryan, le meilleur ami de Mark, et Lehna, la meilleure amie de Kate. Alors eux, je trouve que c’est les personnages toxiques du roman. Des amitiés toxiques, et le mot n’est absolument pas dans le bouquin, c’est ce qui m’a énervé. Il faut le dénoncer, quand des personnages sont toxiques, quand les choses qu’ils font sont graves! Alors, il y en a un qui prends son meilleur ami pour un vide… vous avez compris, qui le repousse ensuite, puis qui a besoin de lui parce que ohlala j’ai peur de mon coming out, pendant que ce meilleur ami souffre. Et l’autre, c’est juste une meilleure amie qui cherche à pourrir la vie de sa meilleure amie, voilà.

Ensuite, il y a pas mal de personnages : June et Uma, amies de Katie, Violet, cousine de Lehna et un love interest vraiment intéressant, même si ça reste qu’un love interest et on apprends peu sur ce personnage, Quinn, et Greer, qu’on entrevoit, qui sont plus touchants qu’un personnage principal… On voit jamais les parents, par contre, ils sont totalement mis à l’écart alors que les personnages sont mineurs.. Mais bref.

Ce livre parle de communauté(s) LGBTQIA+. C’est à San Francisco pendant la Pride Week après tout. Mais on survole quand même un peu le sujet. Oui, je crois qu’aucun personnage hétéro est présent (ou peu), mais… On en parle pas plus que ça. Je veux dire, ils vont en club gay, bar gay, la Pride, à des fêtes, une sorte de rassemblement, mais… Sans vouloir être méchante, ça manque de diversité. J’en attendais plus, puisque je savais que c’était à propos de la Pride, donc pas uniquement gays et lesbiennes. Cela aussi m’a un peu déçu.

En bref, un livre dont j’attendais beaucoup, sans doute trop, parce que j’adore David Levithan et je trouve que ce livre est un peu en dessous de ce qu’il a déjà fait. Par contre, j’ai adoré la plume de Nina Lacour, que j’ai découvert. Le point positif, c’est que j’ai découvert une auteure donc !

Une histoire pas particulièrement passionnante ou intéressante, des amitiés toxiques. On ne suit qu’une (ou deux) semaines de la vie de ces personnages, et peut-être que c’est trop peu pour s’attacher. Je lui donne la note de 2,5/5, pour Katie.